L'autobiographie de Benjamin Franklin

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Cet article est le premier d’une nouvelle série : j’ai décidé de partager avec vous mes nombreuses notes suite à la lecture d’un livre. Comme certains le savent, je lis beaucoup. Et beaucoup d’entrevous m’ont envoyé des messages me demandant mon avis sur tel ou tel livre.

Je n’aime pas donner mon avis sur un livre. Un excellent livre pourra vous être indifférent. À l’inverse, un livre des plus médiocres pourra contenir une et unique phrase qui changera votre vie.

Je n’aime pas non plus les résumés. Si un livre peut se résumer en quelques milliers de mots, pourquoi l’auteur ne se serait-il pas limité à écrire un article de blog ou de journal ? Même si certains affirment que le blogging va tuer le livre, je suis toujours persuadé quant à la valeur d’un livre. Ce n’est pas que le contenu qui compte, mais aussi l’état où il plonge le lecteur.

J’ai par exemple beaucoup entendu de la slow-carb diet. Mais ce n’est qu’à la lecture du 4-Hour body de Tim Ferriss que je m’y suis mis. Le livre ne contenait pas d’informations externes à ma connaissance, mais le ton, la structure et les illustrations m’ont convaincu.

Pas de résumé et pas d’avis. La seule chose que je vous propose, c’est de vous partager les notes que j’ai prises durant ma lecture. Elles sont arbitraires et hautement subjectives. Si vous désirez de l’objectivité, je vous invite à chercher en dehors de ce monde, ou en tout cas vous éloignez le plus possible d’un blog.

Je pense toutefois qu’elles peuvent vous être d’une grande utilité, comme elles le sont pour moi.

Mes notes

Benjamin Franklin

Le livre provient d’un manuscrit destiné à son petit-fils William Temple Franklin qui a édité le travail, car il pensait que certaines phrases étaient trop inélégantes et vulgaires. Sacré Benjamin…

  • Franklin était un fou de lecture, dès qu’il avait de l’argent, il achetait des bouquins.
  • Les livres qui l’ont impacté : Vies parallèles de Plutarque, An essay on projects de Daniel Defoe, Essays to do good de Cotton Mather.
  • Se disputer, argumenter et vouloir rendre confus l’autre est une mauvaise habitude. La contradiction rend la compagnie désagréable.
  • « Besides souring and spoiling the conversation, is productive of disgusts and, perhaps enmities where you may have occasion for friendship ». La contradiction crée des inimitiés là où il y aurait pu avoir des amitiés.
  • À 16 ans,il  tombe sur un livre de Thomas Tryon et devient végétarien.
  • Il avait l’habitude de toujours utiliser des termes de modeste défiance de soi. Il ne faut jamais avancer quelque chose qui peut être contesté comme initier une phrase par «  certainement ou sans aucun doute ». Mais plutôt utiliser « J’imagine, je crois, il me semble, je devrais y penser pour ces raisons, si je ne me trompe pas… ». Cette habitude donne un grand avantage pour inculquer ses opinions et persuader les gens.
  • Une citation qu’il aimait beaucoup d’Alexander Pope : « Men should be taught as if you taught them not, And things unknown propos’d as things forgot; » En français : « Les hommes doivent être enseignés comme si ce n’était pas le cas et les choses méconnues présentées comme oubliées.
  • Son frère a commencé un journal en 1720 ou 1721 « the New England Courant ». Il allait être le second journal à naître en Amérique. Le premier était « Boston News-Letter ». Franklin se rappelle que les gens disaient à son frère qu’il n’avait pas aucune chance de réussir, étant donné qu’un seul journal était suffisant en Amérique ! Franklin précise qu’en 1771 il y en avait 25 ! Imaginez aujourd’hui !
  • Une phrase de Franklin « A man being sometimes more generous when he has but a little money than when he has plenty, perhaps thro’ fear of being thought to have but little. » En français : « Un homme peut être plus généreux quand il a peu que quand il a beaucoup. Peut-être a-t-il peur qu’on croie qu’il a peu. »
  • Il arrête son régime végétarien parce qu’il ouvre un poisson mort et voit plein de poissons à l’intérieur. « If you eat one another, I don’t see why we mayn’t eat you ». En français : Si vous vous mangez les uns les autres, pourquoi ne vous mangerai-je pas ? Mais il ajoute « So convenient a thing is it to be a reasonable creature, since it enables one to find or make a reason for everything one has a mind to do. » En français : « C’est si pratique d’être une créature raisonnable. On peut trouver ou créer une raison pour n’importe quoi. »
  • Il utilise sa « Socratic method » : pose des questions d’apparences loin du point et petit à petit amène la personne vers son point. Il l’amène vers des difficultés et des contradictions. Les gens sont devenus tellement méfiants à son égard qu’on lui demandait à chaque fois « What do you intend to infer from that? ». En français : « Qu’attends-tu de déduire à partir de ça ? »
  • « I give it as another instance on how small an income, life and health may be supported » En français :  » O combien peu de revenus, de vie et de santé pouvons-nous supporter ».
  • Le plus important pour le bonheur : « Vérité, sincérité et intégrité »
  • Les 13 vertus que Franklin considère comme essentielles. Chacune sert de fondation pour développer la suivante.
    1. Tempérance
    2. Silence
    3. Ordre
    4. Résolution
    5. Economie ou frugalité
    6. Travail
    7. Sincérité
    8. Justice
    9. Modération
    10. Propreté
    11. Tranquillité
    12. Chasteté
    13. Humilité

N’hésitez pas à me dire par emails ou dans les commentaires ce que vous pensez de ce nouveau format !

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Marine

Hello Christopher,

Cool comme concept pour ton blog, d’autant plus que tu lis beaucoup !

Vies parallèles de Plutarque, j’en ai lu une partie cet été, c’est super intéressant, enfin certaines bio plus que d’autres. Le passage sur les spartiates m’a fait beaucoup penser à la pratique minimaliste de certains (il me semble que c’est dans la vie de Lycurgue…)

D’après les citations que tu mets en avant, la lecture du texte semble un peu ardue non ? (rédigé dans un anglais dont on n’a pas forcément l’habitude).

Pour ma part, j’ai dans ma liste de livres (prévision achat) la bio de Walter Isaacson de Ben Franklin. Est-ce que la lecture de son autobiographie t’a donné envie d’en lire plus à son sujet ?

Penses-tu qu’il serait ravi que les billets de 100 dollars soient à son effigie alors qu’il évoque des trucs comme « économie », « frugalité », « modération » ?

Pour ma part, j’aime bien ce nouveau format qui peut attiser la curiosité pour en savoir plus sur un sujet. J’imagine que si tu poursuis la série, tu ne comptes pas te cantonner aux (auto-)biographies et balayer de nombreux sujets ?

Belle soirée !

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