Comment surmonter un échec

Les lignes qui vont suivre vont vous bouleverser. Je vais vous donner un secret que seul le 0,00001% connaît. Attention on se prépare (roulement de tambours). 

Vous devrez surmonter un échec au moins une fois durant votre vie.

Terrible non ? Vous préfériez vivre sans cette connaissance d’initié ? Vous auriez dû prendre l’autre pilule, M. Anderson ?

Quand je lis des livres sur le développement personnel, je remarque que l’on parle souvent des techniques qui ont changé la vie de l’auteur, mais moins souvent de la période de galère qui a suivi après l’acquisition de ces connaissances. En fait, le schéma est souvent le même :

  1. J’étais malheureux, triste, seul, rien ne marchait, je ne faisais pas d’argent, j’étais pauvre, les femmes/hommes ne me regardaient pas, etc.
  2. J’ai décidé de changer ou découvert une méthode révolutionnaire.
  3. Approximativement 3 jours plus tard (j’exagère à peine), j’étais riche, beau, avec plus d’amis et surtout heureux.
  4. Appliquez ma méthode pour avoir mes résultats (et surtout, donnez-moi beaucoup d’argent) !

Résultat sur notre vie ?

  1. On apprend la méthode avec des papillons dans le ventre : « enfin j’ai trouvé le St-Graal qui changera ma vie pour toujours… et c’est si simple ! ».
  2. Avec de la chance, on voit des résultats.
  3. Des embûches arrivent sur notre chemin de disciple de la méthode.
  4. On se précipite vers le livre pour savoir ce qu’il faut faire dans ce cas.
  5. On remarque que rien n’est écrit à propos d’un échec ou d’une difficulté (bah ouais, c’est pas marketing tout ça… ça fait pas rêver le lecteur de parler d’échec potentiel).
  6. On se sent nul et/ou on abandonne.


surmonter un échec

Aujourd’hui, par empathie, je vais faire court. Je conçois que mon article précédent n’était pas des plus concis 🙂 Si vous voulez mes réflexions concernant le monde palpitant du développement personnel, vous pouvez toujours lire :

Le schéma de réaction pour surmonter un échec

Un échec est normal et même bénéfique. On peut considérer un échec comme un feed-back :

  1. Je fais A et j’attends comme résultat B
  2. Je reçois C
  3. Conclusion : il ne faut peut-être pas faire A pour atteindre B. Peut-être D ?
  4. Je fais D et j’attends toujours comme résultat B
  5. Je reçois B
  6. Conclusion : en effet, il faut faire D pour recevoir B.

Malheureusement, on ne vit souvent pas un échec de cette manière. On perçoit un échec comme un jugement, comme une fatalité. Notre première expérience de l’échec se trouve dans notre scolarité. Si nous avons une mauvaise note pour un test, ce n’est pas une manière d’apprendre, mais bien un jugement. Bien que cette réalité ne soit plus la même dans la vie adulte, nous avons souvent enregistré ce paradigme. Le scénario courant est alors :

  1. Je fais A et j’attends comme résultat B
  2. Je reçois C
  3. Conclusion : je ne suis qu’une m**** et je ferais mieux de tout abandonner.

Petit bonus 😛

  1. Je fais A et j’attends comme résultat B
  2. Je reçois C
  3. Conclusion : pas de chance.
  4. Je fais à nouveau A et j’attends comme résultat B
  5. Je reçois C
  6. Conclusion : je suis vraiment malchanceux
  7. Je fais encore A et j’attends comme résultat toujours B
  8. Je reçois C
  9. Conclusion : le monde est contre moi !
  10. À répéter jusqu’à la mort 🙂
surmonter un échec

Sans commentaires…

Comment surmonter un échec ? La méthode infaillible pour ne plus jamais échouer 

Sans rire, j’ai déjà lu ça sur un quatrième de couverture d’un livre. Heureusement pour l’auteur, ma mémoire est très sélective quand il s’agit de se payer la tête de ses lecteurs… Même si on peut comprendre la phrase comme le fait qu’une modification de son paradigme face à l’échec nous fera voire cela comme un feed-back, on est quand même presque dans le même terrain que McDonald’s qui annonce que sa nourriture est saine parce qu’il y a une feuille de salade dans son Big Mac.

Bref, trêves de bavardage et allons dans le vif du sujet.

Votre choix

Suite à un échec (appelons un chat un chat), vous allez passer par trois étapes obligatoires pour surmonter un échec. Ce qui est intéressant, c’est que l’on passe à travers ces trois étapes souvent inconsciemment.

1) Sur quoi vous décidez de vous focaliser

Un exemple basique : Vous êtes fol amoureux d’une personne et vous vous décidez de lui proposer un rencard. La personne dit « non ». Bon, c’est clairement et objectivement un échec.

Cependant, vous avez le choix de vous focaliser sur votre rejet, ou sur le courage incroyable que vous avez eu.

Vos petites pensées peuvent donc ressasser les mots de refus sortis de la bouche de la personne désirée ou sur le courage inimaginable que vous avez eu.

2) Le sens que vous donnez à votre échec

Quel est le sens derrière cet échec ? Que veut-il dire ?

La personne vous a rejeté, c’est un fait objectif. Maintenant, votre cerveau doit donner un sens à cette expérience. Soyons manichéens dans la reprise de notre exemple :

  • Une personne vous a rejeté, vous êtes donc un raté et personne ne voudra jamais de vous.
  • Vous avez eu le courage d’aborder une personne, armé de ce courage, il n’y a que le temps qui vous sépare de l’amour de votre vie. Pour plus de détail, vous pouvez lire mon article : Devoir ou vouloir vivre ?

3) L’action que vous entreprenez suite à votre échec

Maintenant que vous avez décidé de vous focaliser sur un détail en question et de lui donner un sens, vous allez devoir agir en conséquence. Qu’allez-vous faire ?

Pour reprendre notre exemple :

  • Vous vous refermez en vous-même, vous allez dire que les personnes du sexe opposé sont tous des [remplir l’espace blanc] et devenir amer ?
  • Utiliser votre courage, le renforcer, étudier la raison pour laquelle la personne vous a rejeté, apprendre de nouvelles stratégies, les tester et changer jusqu’à atteindre votre objectif ?

Un modèle universel

L’avantage de ce modèle est qu’il est utilisable pour surmonter tous les types d’échecs : professionnels, amoureux, personnels, etc.

Le pire ou le meilleur, c’est que vous appliquez ce modèle depuis votre plus tendre enfance. Qu’on y soit conscient ou non, ce modèle est ancré au plus profond de nous.

La prise de conscience de ce modèle ne vous rendra pas tout puissant et heureux jusqu’à la fin de votre vie. Cependant, en travaillant cette prise de conscience, on la renforçant et en vous exerçant régulièrement sur ces 3 étapes, vous verrez une amélioration significative de votre vie. Amusez-vous aussi à observer ce schéma à travers d’autres personnes. Vous pouvez même leur poser ces 3 questions pour savoir comment il pense surmonter un échec :

  1. Tu penses à quoi quand tu repenses à cet échec ?
  2. Tu penses que ça veut dire quoi ?
  3. Tu vas faire quoi maintenant ?

À vous de décider maintenant si vous voulez être maître de ce modèle ou rester son esclave.

surmonter un échec

À vous de choisir !

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Sandrino

Salut Christopher !
Ce que tu dis résonne en moi car ce modèle est présent tout autour de moi !

J’ai d’ailleurs une variante que tu connais probablement.

Certaines personnes ne voient pas cela comme un échec. Elles se disent : « ce n’est pas un hasard si ça n’a pas marché, ça signifie que cela ne devait pas se produire ».

Dans le cadre de quelqu’un qui ne veut pas sortir avec toi, ok. Mais dans le cadre d’un projet, d’une nouvelle activité, d’un nouveau sport, cela signifie baisser les bras dès qu’une difficulté survient. Et des difficultés, il y en a toujours !

Les finnois ont un mot pour définir la détermination et la persévérance qui sont des notions fortement ancrés dans leur culture : le sisu (http://fr.wikipedia.org/wiki/Sisu).

Nous devrions nous en inspirer 🙂

Bonne journée.

Sandrino

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    Christopher Lieberherr

    Salut Sandrino ! Merci pour ton commentaire 🙂

    Oui, ta variante est pertinente. En effet, le paradigme comme quoi l’échec est survenu car c’était dans un scénario supérieur (divin, fataliste, universaliste, etc), peut tout autant être salvateur que destructeur. Il serait intéressant de savoir quelles actions ces personnes décident d’entreprendre par la suite. Est-ce que le destin m’a fait échouer pour que je trouve une meilleure solution encore plus innovante ou, est-ce que le destin m’a fait échouer pour me dire que je dois tout abandonner.

    Le terme « sisu » est super intéressant. A creuser ! Que penses-tu de l’expression d’argot : « avoir la gnaque » ? Ça y ressemble un peu non ?

    Merci encore et bonne journée !

    Christopher

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Chantal P

Coucou Christopher, toujours pertinent dans tes articles. Ce que tu dis de l’échec me fait penser au verre à moitié vide et à moitié plein ce qui n’empêche qu’au moment de l’impact de ce qu’on ressent comme échec, nous passons par différentes émotions, prises de conscience (ou pas) avant de pouvoir poser les actes qu’on ressent être justes. Merci d’avoir mis l’accent sur le fait qu’il n’y a aucun miracle et que cela demande patience et persévérance. Tirer leçons de ces échecs (ou expériences) demandent parfois des années. Moi je conseille toujours à mes clients de continuer de chercher tant qu’ils n’ont pas trouvé la ou les solutions qui leur conviennent.

Répondre
    Christopher Lieberherr

    Hello Chantal,

    En effet, le verre à moitié plein/vide peut être rapporté au point numéro 2 : le sens que l’on donne à l’événement. Je suis tout à fait d’accord avec le conseil que tu donnes à tes clients. Je pense que réfléchir longtemps sur son échec tout en se focalisant sur la leçon que nous pouvons en tirer (et non sur l’échec en soi), peut être extrêmement enrichissant.

    Merci encore et à bientôt !

    Christopher

    Répondre
Jérôme

Salut Christopher !

Génial ton article, très intéressant (et tu m’as bien fait rire avec la pilule rouge -enfin d’ici 40 ans on sera tous à la bleue- je me perds désolé…).

En fait ça me rappelle cette citation « L’échec n’existe pas, seuls les résultats existent ». J’ai un doute sur l’auteur, il me semble que c’est Anthony Robbins.

Je pense qu’il faut effectivement partir de ce principe qu’il faut apprendre de nos échecs. On peut échouer, ce n’est pas la fin du monde (enfin ceci dit, va dire ça au mec qui a loupé l’examen d’entrée au CRFPA pour la 3ème fois, il risque de t’en coller une), il faut se relever et ne pas se morfondre parce que la vie n’attend pas, elle continue.

La vie est, à mon sens, bien trop courte pour perdre son temps à se plaindre, c’est pourquoi j’ai arrêté (ou du moins j’essaye),

En tout cas merci pour cet article,

Au plaisir 🙂

Jérôme

Répondre
    Christopher Lieberherr

    Salut Jérôme !

    Merci pour ton commentaire 🙂

    Pour la citation, en effet ça peut être du Robbins. En tout cas, ça sonne comme lui !

    Bon après, essayer 3 fois la même chose, échouer et continuer toujours avec la même technique, ce n’est plus de l’échec mais de la [remplir blanc]. Je pense qu’en effet, il faut se relever et ne pas se morfondre mais aussi analyser la raison de son échec et modifier son comportement de manière à atteindre l’objectif voulu.

    Oui, je suis d’accord avec toi. La plainte est vraiment l’activité chronophage la plus inutile.

    Au plaisir !

    Christopher

    Répondre
Julien G.

Que dire sur l’échec? Ta méthode mérite de titiller ma réflexion. Et j’aime bien les articles courts aussi 😉

J’avais posté une vidéo sur mon blog d’un type qui disait qu’il faut absolument que l’on devienne de magnifique loosers (il redéfini le terme hein…)

Et il explique que tout ce fait dans l’échec. L’échec c’est un signal me permettant de comprendre un truc -> je dois bosser sur mes compétences.

What else?

Je suis un peu moins fan du « ok, je dois faire en sorte de diminuer l’effet de l’échec, de l’accepter, de me focaliser sur autre chose, etc ».

L’échec permet de se dire « ok, il y a du boulot ».

Commencer avant d’être prêt, permet de rencontrer des échecs. Et magie magie, l’échec est souvent accompagné d’un feed-back.

Parfois le feed-back fait son timide, mais en allant le chercher, il délivre pas mal de contenu. Parfois de l’or.

My 2 cents

Répondre
    Christopher Lieberherr

    Merci pour ton commentaire 🙂

    Alors petite précision : quand je parle de la focalisation, je veux dire que l’on a le choix de se focaliser sur ce que l’on veut. Le fait de ce focaliser sur le feed-back, c’est bien déplacer son attention de l’échec en lui-même. Donc se dire « ok, il y a du boulot » c’est se focaliser sur le boulot et non l’échec en soi.

    A très bientôt !

    Chris

    Répondre
Lili, coach forme, minceur, bien-être

Bonjour Christopher,

Decidemment, j’adore ton humour et le ton de tes articles.

Face à l’échec, j’ai une démarche complètement empirique.

Je me sens souvent débordée par mes émotions: colère, frustration, humiliation, déception….Pour arrêter ça, je me pose, je respire et me demande qu’est ce que je ressens vraiment? Et pourquoi?

Puis je me pose la question: Est ce que ça en vaut la peine?

Si oui, je retente différemment en apprenant de mon échec, j’essaie toujours d’en tirer une leçon ou du positif.

Si non, je lâche l’affaire et je dépense mon énergie à autre chose.

Parfois, je me mets en état de relaxation et je visualise la situation différemment , en réussissant cette fois.
Tu peux retrouver une technique de relaxation en audio sur mon blog http://www.lili-coaching.com/coaching-bien-etre-relaxation-detente/

Bonne journée

Lili

Répondre
    Christopher Lieberherr

    Bonjour Lili,

    Merci pour ton commentaire et ton compliment 🙂

    Technique très intéressante en effet ! J’ai aussi remarqué que le fait de se mettre en position de spectateur et tenter d’observer voire d’analyser ses émotions nous détachent totalement du stimuli émotionnel.

    Je vais aller regarder ta technique merci 🙂

    A très bientôt,

    Chris

    Répondre
lalie

Hallo,

dans mes expériences, c’est grâce à monsieur l’échec que j’ai réussi à améliorer quelques points sur ma vie.

Et j’ose dire que j’ aimerais toujours l’avoir comme ami car j’adore quand j’échoue et cela me permet de persévérer jusqu’à ce que je sois entièrement satisfaite de mes efforts.

J’admire les gens qui ont réussi grâce à leurs defis et je félicite ceux qui ne défient pas les autres mais qui essaient de battre leurs propres records d’hier.

Désolée si je m’exprime trop mal mais j’espère que tu comprends ce que je voulais dire.

Bonne journée!

lalie

Répondre
    Christopher Lieberherr

    Hello,

    Oui, il me semble que j’ai compris. Tu admire ceux qui regardent la poutre devant leurs yeux au lieu de la brindille devant celle des autres si j’ose reprendre une métaphore qui te parlera porbablement 🙂

    Tout à fait d’accord avec toi. On a déjà trop de choses à travailler sur soi-même pour perdre notre temps à juger ou/et concourir contre eux.

    Merci encore et à bientôt !

    Répondre
Le tenir-prise ou le rejet d'un lâcher-prise égoïste

[…] La notion de proactivité : vous ne pouvez peut-être pas contrôler la circonstance externe, mais vous pouvez choisir sur quoi vous allez vous focaliser, le sens que vous lui donnerez ainsi que les actions que vous allez entreprendre suite à cette circonstance. J’ai traité de cette notion dans « comment surmonter un échec« . […]

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