Et si Dieu était mauvais ?

Dieu

En résumé : Une croyance a la fonction de diminuer notre peur face à l’inconnu. En aucun cas elle ne vise à dépeindre un tableau réaliste de ce qui nous entoure. Par exemple, une croyance comme quoi Dieu serait Mauvais est autant réaliste que de croire qu’il serait Bon. Les sceptiques tentent alors de rejeter toute croyance figée, c’est ce qu’ils appellent l’épochè.

Temps de lecture : ~6 minutes

Note : Cet article est un jeu intellectuel visant à observer la vacuité de certains de nos paradigmes. C’est en aucun une attaque à la religion ou une croyance quelconque en Dieu.

Comment se faire détester par un théologien, un spiritualiste ou un philosophe croyant ? Lui demander pourquoi le Mal existe. Je l’ai écrit avec un M majuscule, car j’entends le concept absolu et non simplement le manquement d’un acte spécifique : par exemple, mal faire ses lessives.

Mais pourquoi est-ce un problème ?

Parce qu’aucune réponse ne semble concluante. Voici un petit résumé des tentatives d’explication et les problèmes qu’elles suscitent. Petit détail, je vais utiliser la terminologie chrétienne non par préférence, mais par simplicité de compréhension. Utiliser des termes comme l’Atman ou le Brahman [1] risque de compliquer le propos à de nombreux lecteurs (moi y compris…).

1) Dieu a sa contrepartie maléfique, le Diable. Ni l’un ni l’autre n’est supérieur. S’en suit une guerre épique entre ses deux forces. L’humain se retrouve joyeusement entre les deux. Cette croyance est typique du manichéisme.

Le problème est de savoir où Dieu et Satan se battent. Qui a initié cette guerre ? Qui a créé le champ de bataille ? Qui les a créés ? Dieu a créé le Diable ou le Diable a créé Dieu ? Ou serait-ce une troisième entité, le « vrai » Dieu ? Nous arrivons vite à une solution polythéiste.

2) Dieu est bon, le mal n’est qu’une corruption ou un éloignement de lui-même. Cette croyance est typique de certains courants du christianisme. Comment peut-on s’éloigner de Dieu ? Pourquoi a-t-il créé un monde où l’on peut s’éloigner de lui ? Si loin de lui il n’y a que souffrance, pourquoi nous a-t-il donné la possibilité de nous en éloigner ? Et comment peut-on s’éloigner d’un être qui est tout ?

3) Dieu est un absolu qui a créé autant le Bien et la Mal et qui en est indifférent. Mais pourquoi Dieu aurait-il créé quelque chose pour en être indifférent ? Pourquoi le préserver ?

4) Dieu nous apprend une leçon. Il produit un mal nécessaire pour générer un bien supérieur. Cette théorie fonctionne avec un père et son fils. Le problème est que Dieu est censé avoir créé l’univers et donc ses règles. Pourquoi a-t-il créé un monde où il est nécessaire de souffrir pour avoir un certain bien ? N’est-ce pas du sadisme ?

C’est alors que s’ouvre une cinquième hypothèse. Une hypothèse qu’aucune religion n’a eu le courage de développer, pour paraphraser Yuval Noah Harari. Et si Dieu était en effet omnipotent et omniscient, qu’il n’avait pas de contrepartie, mais qu’il était fondamentalement… Mauvais ? En d’autres termes, nous reprenons l’hypothèse n°2 pour l’inverser. Voyons voir si cela résoudrait quelques problèmes métaphysiques.

Pourquoi le Mal ?

  

Si Dieu est mauvais, il est logique que notre monde soit majoritairement composé de personnes mauvaises. Naturellement, un enfant sera méchant. Il suffit d’observer une cour de récréation pour voir que les enfants peuvent faire preuve d’un sadisme hors du commun. Seule l’éducation les mate. Ce sadisme devient alors plus subtil.

Comme un sceptique pourrait demander à un religieux la raison pour laquelle le Mal existe malgré l’existence d’un Dieu bon, nous pourrions nous demander pourquoi le bien existe malgré un Dieu mauvais.

Le bien serait une dégénérescence ponctuelle et rare. Une faiblesse, voire une folie pour certains. La preuve ? Les Saints sont une minorité infime. Preuve que le bien n’est pas dans la nature humaine. Pourquoi est-il si simple et naturel de faire le mal et si difficile de devenir vertueux ? Le bien n’est-il pas alors contre nature ?

Nous pouvons même remettre en cause l’existence du bien. Est-ce qu’une personne fait le bien de manière désintéressée ? Le débat fait toujours rage dès qu’une action dite altruiste voit le jour. Étrangement, nous n’avons pas besoin de remettre en cause la bonne foi d’une personne ayant commis un crime.

Le bien ? Un subterfuge pour duper moins intelligent que soi ?

La souffrance

  

Dieu aime nous voir souffrir. C’est pourquoi il nous a créés en tant qu’êtres de souffrance.

Et le plaisir dans tout ça ? Un simple effet de contraste pour que la souffrance soit encore plus intense.

Tout bon tortionnaire sait qu’il ne doit pas faire souffrir la victime continuellement. Cette dernière risque de s’accoutumer à son mal. Le mieux est de lui donner du répit, de l’espoir même, pour que la chute soit encore plus douloureuse.

Pour plus d’information, veuillez vous référer à Theon Greyjoy.

Des religions violentes

  

Si Dieu aime la souffrance, pourquoi ses suiveurs ne feraient pas en sorte d’en générer ?

Maladie, vieillesse et mort

  

Le trio qui nous fait tant peur et tant souffrir. Un de ses chefs-d’œuvre ! J’affectionne particulièrement la mort. Hitchcock le savait, quand on ne voit pas quelque chose, nous laissons notre imaginaire amplifier notre peur. Dieu avait compris qu’au bout d’un moment, l’humain aurait catalogué toutes les sources de ses peurs et aurait pu les anticiper, c’est-à-dire les amoindrir. Mais la mort, ça, on ne sait rien dessus. L’éternel et effroyable mystère qui nous glace le sang. Y a-t-il une plus grande souffrance que de redouter l’inconnu ?

L'injustice

  

Pourquoi un Dieu méchant créerait-il un monde juste ? L’inverse serait absurde !

Les miracles

  

Les êtres cruels semblent aussi avoir la capacité de faire de nombreux miracles. Que dire des dictateurs sanguinaires du siècle dernier qui ont survécu à des centaines de tentatives de meurtre ? Ou des exploits de conquérant comme Attila le Hun, Alexandre le Grand ou Hernan Cortés ? Ne pouvons-nous pas imaginer une force supérieur qui les soutiendrait ?

La croyance

   

Bien que ce texte soit très superficiel dans son argumentation, on remarque que définir Dieu comme mauvais pourrait être une piste religieuse et philosophique à suivre.

Pourquoi une telle absence dans l’histoire ?

Peut-être qu’il existe un courant minoritaire affirmant ce fait. Si vous lisez ces lignes et que vous en connaissez un ou plusieurs, n’hésitez pas à m’en faire part. Dans tous les cas, une telle croyance ne s’est jamais développée dans l’esprit de milliards d’individus ni n’a engendré de guerre au nom de sa « Juste vérité ».

Son absence est due à la fonction même de la croyance : nous rassurer. Le but de la croyance n’était pas de répondre à nos questions les plus communes, c’était de diminuer, voire de supprimer les peurs engendrées par ses questions. La quête n’était pas celle d’une vérité indétrônable. Le but était de fuir. Fuir la peur. C’est la raison pour laquelle il y a autant de croyances contradictoires et fragiles d’un point de vue argumentatif. (Loi de l’attraction quand tu nous tiens !)

L'épochè

  

L’épochè était ce que visaient tous les sceptiques, une école de philosophie fondée par Pyrrhon en 322 av. J.-C.. Son but était de s’abstenir de toute assertion, qu’elle soit favorable, défavorable, pour ou contre.

Un sceptique ne croira ni en un Dieu favorable ni défavorable. Il ne sera ni contre ni pour un Dieu favorable. Idem pour un Dieu défavorable. Il ne croira pas en son existence ni ne croira en son inexistence.

Dans cet article, j’ai pris l’exemple de Dieu et du Bien, car ce sont des croyances très fortes. J’ai alors tenté de démontrer la fragilité d’une telle croyance malgré son importance. Comme Diogène, le célèbre disciple de Pyrrhon, l’a fait remarquer, il est possible de faire un travail similaire sur chacune de nos croyances. Nous nous rendons compte alors qu’une croyance n’est que le reflet d’un mirage.

Mais une question subsiste : pouvons-nous vivre sans croyance ?

Notes de bas de page

[1] Ces termes ne sont bien sûr pas interchangeables avec la notion d’un Dieu provenant d’une religion monothéiste. Je les ai utilisés comme simples exemples.

Sapiens, une brève histoire de l’humanité (lien non affilié) de Yuval Noah Harari

Petit traité d’histoire des religions (lien non affilié) de Frederic Lenoir

 

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Marine

Salut Christopher:)

wow tu y vas fort avec ton titre, j’espère que les personnes qui lisent/liront cet article prendront bien en compte ta note de début, certains sujets étant devenus très sensibles…

On entend souvent parler d’équilibre « tout s’équilibre », de yin et de yang, on peut l’observer dans la nature, même si cet équilibre ne nous semble pas parfait (mais entre ce que l’on perçoit/juge et ce qui est…).

Dans l’état actuel des choses au moins, et j’entends par là notre façon de penser, notre « niveau spirituel » global à nous les humains, je ne pense pas qu’on puisse atteindre la perfection, chacun ayant sa propre idée là-dessus.
De ce fait, si on ne peut atteindre une perfection pour laquelle tout le monde (les humains, on va faire « simple » sans prendre en compte les autres êtres qui peuples notre terre) reconnaîtrait qu’effectivement la situation est parfaite, forcément certains vont juger des choses « bien » et des choses « mal » , voir aller aux extrêmes (c’est le Bien, c’est le Mal).

On pourrait alors (comme ta note le dit, pour le débat, ce n’est pas une attaque sur Dieu, la religion, etc.) se dire que Dieu et le Mal ne font qu’un, qu’on les perçoit distinct l’un de l’autre et non imbriqués parce que ça nous dépasse, qu’on est dans le jugement et qu’on n’a pas de vision assez globale et universelle de tout (omniscience).

« Il suffit d’observer une cour de récréation pour voir que les enfants peuvent faire preuve d’un sadisme hors du commun. Seule l’éducation les mate. Ce sadisme devient alors plus subtil »

Je pense qu’à moins d’un souci au niveau du cerveau (je veux dire maladie type psychopathie, etc.), et encore, l’immense majorité des gens sont bons. Et que ce sont les paramètres extérieurs (environnement, cercle familial, etc.) qui influent sur leur comportement dès leur enfance, faisant ressortir certaines parties d’eux ou non. Si on n’a pas mis dans la tête des enfants que la différence, être différent, c’est pas bien, louche ou je ne sais quoi, naturellement je pense que l’immense majorité se comporte « bien ».

« Les Saints sont une minorité infime. Preuve que le bien n’est pas dans la nature humaine. »

Oui mais alors, qu’est-ce que le bien ? Tout le monde ne s’accorde pas là-dessus…

« il est possible de faire un travail similaire sur chacune de nos croyances. Nous nous rendons compte alors qu’une croyance n’est que le reflet d’un mirage. »

Je ne sais pas si on peut « vivre » sans croyance. Je pense que lorsque l’on connaît ce concept, et c’est loin d’être le cas pour tout le monde, chercher à utiliser ce concept à notre profit est intéressant. Je veux dire par là, faire en sorte d’avoir un maximum de croyances qui nous aident, que l’on juge positives pour nous.
Si certains parviennent à vivre sans croyance aucune, je pense qu’ils ont surement atteint un niveau hum, spirituel, de conscience (je sais pas trop quels termes employer) très supérieurs à la moyenne. Accepter tout sans juger.
Pour moi, absence de croyance = absence de jugement. Croyance = jugement.

Merci pour cet article qui fait réfléchir:)

Excellente fin de semaine à toi !

Reply
    Christopher Lieberherr

    Hello Marine,

    J’affectionne aussi ta vision d’une potentielle perfection incompréhensible à l’état actuel. Selon ma petite connaissance sur le domaine (qui est même infime) j’aurais envie de dire qu’elle s’approche de la vision bouddhiste ou peut-être védique.

    Concernant les autres points où tu rétorques avec pertinences, ce n’était que des réactions « pertinentes » qui illustraient le fait que l’on puisse voir le monde à l’inverse.

    « Je ne sais pas si on peut « vivre » sans croyance.  »

    J’en doute aussi. L’important est d’en minimiser leur nombre et avoir choisi chacune que l’on adopte avec minutie.

    Bonne soirée !

    Reply
Irié

Salut Christopher,
Et si Dieu était mauvais? Hum belle question qui ouvre un nouveau champ de réflexion!
Quand on prend le temps de parcourir la Bible, on s’aperçoit sans effort que Dieu, créateur du ciel et de la terre est bon, juste et aimant. Mais, je l’avoue, je suis resté souvent perplexe devant certaines situations (souffrance de proches, fanatisme religieux…). Quelles sont donc les causes racines du Mal qui mine notre monde? Je pense c’est la loi du péché en l’homme.
Tu introduis là un bon sujet de réflexion.

Reply
    Christopher Lieberherr

    Salit Irié,

    Oui, cet article est simplement une illustration de la fragilité des croyances et non l’énonciation d’une croyance personnelle.

    Bonne soirée !

    Reply
Marine

Hello Christopher,

« J’affectionne aussi ta vision d’une potentielle perfection incompréhensible à l’état actuel »

Je ne connais pas le « védique » et réellement très peu la vision bouddhiste.
Disons que je perçois que si pour un truc que je juge « mal/pas bien » au premier abord, je songe au fait que peut-être il y a une « explication » que je ne perçois pas (le « grand tout ») et que je me dis que c’est pour le mieux, cela me permet de mieux avancer et de moins ruminer le truc.

« L’important est d’en minimiser leur nombre et avoir choisi chacune que l’on adopte avec minutie. »

Oui, pas évident cela dit je trouve, déjà rien que pour les débusquer. Car entre ce que l’on se dit/pense intellectuellement, et ce qu’il se passe en nous au plus profond, il peut y avoir de (grosses) différences.

En tous les cas merci pour cet article qui fait bien réfléchir.

Ciao:)

Reply
Gérard

Bonjour,

Le recul des croyances religieuses traditionnelles dans les sociétés occidentales s’explique par le constat que dieu est soit mauvais, soit insensible à nos souffrances. Soit Dieu est bon mais il ne peut pas être tout-puissant; soit il est tout-puissant, mais pas totalement bon.

J’irais encore plus loin: si Dieu n’est pas tout-puissant, il n’est pas totalement mauvais, mais il est en tous les cas insensible ou inconscient. Il a voulu insérer des créatures conscientes comme l’homme dans un monde où celui-ci a conscience que sa vie a de grandes chances de se terminer dans la souffrance et la diminution de ses capacités (à cause de sa déchance, ou de sa vieillesse dans le meilleur des cas). Soit Dieu ne comprend pas cette souffrance, soit il a décidé délibérément de l’ignorer pour voir comment l’homme y réagirait. Dans les deux cas, les prières que nous lui adressons sont inutiles.

Il existe un courant de pensée qui reflète ce constat malgré tous les abus qui y sont liés: la doctrine luciférienne. Je n’englobe bien sûr pas les rituels sataniques magiques dans ce courant de pensée… Il est assurément plus sûr de se ranger du côté des plus puissants, mais il est plus juste de défendre le point de vue de ceux dont la situation est opprimante. C’est délicat, mais j’aimerais l’illustrer par un parallèle entre la révolution française et la croyance dans le Dieu des religions du livre. Dans la société française d’Ancien régime, l était plus commode de soutenir le système social en place pour obtenir la protection des castes les plus puissantes; mais il était au fond plus juste de soutenir la cause des révolutionnaires, qui défendaient davantage le point de vue du Tiers Etat opprimé. De même, la croyance chrétienne en un Dieu à la fois tout-puissant et tout bon nous pousse à nous ranger de son côté, car c’est le camp de la victoire finale; pour autant, la révolte de Lucifer, qui voulait rendre les hommes davantage conscients des causes de leurs malheurs, est appréciable pour permettre à l’homme de se développer en se défaisant de sa croyance aveugle en un Dieu tout bon et tout puissant.

« Je ne sais pas si on peut « vivre » sans croyance. »
« J’en doute aussi. L’important est d’en minimiser leur nombre et avoir choisi chacune que l’on adopte avec minutie. »
Je pense par conséquent également que la voie la plus sage est la vôtre car l’athéisme matérialiste le pur agnosticisme n’est pas tenable sur le long terme. Mais, dans nos société, il s’agit de s’extirper de l’emprise des systèmes de croyance monothéistes pour développer des schémas de pensées moins révoltants.

Reply
    Christopher Lieberherr

    Bonjour Gérard,

    Merci pour votre commentaire très intéressant.

    En effet, le satanisme d’Anton Lavey était une réaction épidermique au christianisme. Une bien moins belle, plus provocatrice et moins pertinente que celle de Nietzsche.

    Reply
lalie

Bonsoir Christopher,

Et si Dieu était mauvais ou si Dieu n’était pas bon?

Tout d’abord, j’aimerais souligner qu’il y a Un Créateur de l’univers dont le pouvoir dépasse la capacité intellectuelle de l’être humain…Et on voit Ses qualités à travers Ses oeuvres.
À mon humble connaissance, je pense qu’aucun scientifique ni chercheur n’est arrivé à discerner notre univers et tout ce qui nous entoure avec exactitude et précision , ce qui veut dire qu’il y a une intelligence invincible, qui dépasse tout QI humain.

On dit que tout ce que Dieu fait est bon…Il n’est qu’Amour et Il nous a mis dans ce monde pour être heureux, mais c’est à nous de faire des efforts si on veut l’être…Comme un coach qui enseigne à ses élèves toutes les techniques fondamentales pour reussir …Bien sûr qu’il ne souhaite que leur bonheur…
Il y en a qui se sont donnés à fond pour devenir vainqueurs…avec souffrance, persévérance, patience mais surtout amour de la victoire…Waow, enfinnn le grand sourire!
Certains ont renoncé facilement quand ils ont rencontré des difficultés sur le terrain…Non,désolé, j’arrête tout,c’est trop dur!
Les uns se sont même arrêtés avant de commencer par peur de trop souffrir…C’était un mauvais choix!

Et voilà, le coach ne peut pas forcer ses élèves…Et Dieu, l’Amour absolu nous donne le choix…

Et si Dieu était mauvais? Alors, le mot « bien et ses dérivés  » n’auraient pas existé…

Pour moi, cette question ne devait pas être posée sauf si on doute de quelques choses…Et c’est là, la vraie question.

Et si ma mère n’est pas ma mère ? Et si mon père n’est pas mon vrai père ? Là, le doute se pose.

Peut-on douter de tout? Ce serait quand même exagéré mais bon, c’est un choix comme les autres.

Pourquoi il y a tant de problèmes dans la vie?
Pourquoi le soleil se lève aussi sur les méchants?
Pourquoi on tue des innocents ?
Pourquoi ceci, cela arrive?
Hmmm et si Dieu était mauvais?

S’Il était Bon, Il n’aurait pas permis que toutes ces choses nous arrivent dans ce monde…Et on rejete la faute à Celui qui nous a créé, qui nous aime tant et qui ne veut que notre bonheur.

Mais pourquoi il y a des méchants? Est-ce-qu’ils ont choisi de l’être ou ils sont aussi des victimes?

Si tous les hommes étaient bons?

Voilà mon humble avis sur ton article que je trouve très intéressant, curieux et mystérieux.

Bonne continuation et toujours bon courage Christopher

Que Dieu te garde!

lalie

Reply
    Christopher Lieberherr

    Bonjour Lalie,

    Merci pour ton message.

    « Peut-on douter de tout? Ce serait quand même exagéré mais bon, c’est un choix comme les autres. »

    Je pense que oui, il faut douter de tout. Je reprendrais le concept de « sceptique empirique » de Nassim Taleb. En doute de tout et utilisant la recherche empirique pour nous éclairer.

    A bientôt 🙂

    Christopher

    Reply
mittterand

Hm c’est intéressant cette article !
Le problème de la souffrance me poussait a chercher partout la cause, et enfin j’ai trouvé un eclaircissement la dessus avec James Allen dans son célèbre livre : le chemin de la prospérité

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