Lettres à Lucilius – Leçons marquantes

Lettres à Lucilius

Une sculpture de Sénèque

En résumé : Les leçons les plus marquantes des Lettres à Lucilius de Sénèque – selon moi bien sûr.

Temps de lecture : ~10 minutes

Les lettres à Lucilius est un des livres qui m’a le plus profondément marqué. Sénèque, le grand philosophe stoïcien, se trouve au crépuscule de sa vie. Néron lui a tourné le dos, ce qui menace gravement la vie du philosophe. Détourné de la richesse, du prestige et de la politique, il décide de se consacrer entièrement au stoïcisme.

Lucilius est un écrivain, poète et politicien romain. Plus jeune que Sénèque, il aspire au prestige et à la fortune. Initialement, il contacta Sénèque pour lui poser certaines questions d’ordre philosophique. Nous n’avons malheureusement que les réponses de Sénèque. Au début, les réponses sont succinctes. Mais petit à petit, Sénèque se rend compte que ce format de lettres est un excellent moyen pour expliquer et pérennisera ses réflexions stoïciennes. Ses lettres vont alors s’allonger jusqu’à en devenir des petits livres. Sénèque publiera de son vivant le recueil de ses lettres à Lucilius. De nombreux philosophes considèrent Les Lettres à Lucilius comme le chef-d’œuvre de Sénèque. Je ne peux qu’agréer avec eux.

Cet article n’a pas la prétention de résumer les pensées du philosophe. J’y recueille simplement les phrases et concepts qui m’ont le plus marqué dans ce recueil de plus de 1000 pages. Je suis convaincu qu’en appliquant seulement 10% du contenu ci-dessous, votre vie s’améliorera dans de très nombreux aspects.

Lettre 10 - La solitude

 

Être seul peut être la meilleure compagnie pour un sage. La pire pour un égaré.

Il faut parler aux hommes comme si les divinités nous entendaient et parler aux divinités comme si les hommes nous entendaient. L’homme est libéré s’il n’a pas honte de ses désirs.

 

Lettre 11 – Avoir un mentor

  

« Il nous faut faire choix d’un homme de bien et l’avoir constamment devant nos yeux de manière à vivre comme sous son regard et à régler toutes nos actions comme s’il les voyait« 

Choisir un modèle de vie – plutôt qu’une doctrine. Ce sera notre mentor, vivant ou mort.

[Auguste] (un ami de Sénèque qu’il admirait) a toujours « choisit avec soin et non à la légère un ami dont il imita le maintien, le geste et la démarche » (Suétone, Claude, IV ,5).

« Ramène-le continuellement devant toi, comme un gardien, comme un exemple » écrit Sénèque en parlant du mentor que nous aurons choisi.

 

Lettre 12 - Mourir chaque soir

  

Au moment d’aller dormir, il faut se dire avec allégresse et le visage riant : « J’ai vécu ; j’ai parcouru la carrière que m’avait assignée la fortune » Virgile, Enéide, IV, 653.

Si on a un jour de plus, prenons-le avec joie.

 

Lettre 13 - Nos peurs

  

« Il y a, Lucilius, plus de choses qui nous font peur que de choses qui nous font mal ; c’est plus souvent l’opinion que la réalité qui nous met en peine. »

« …tantôt nos angoisses sont sans proportion avec leur cause ; tantôt elles devancent les effets de la cause ; tantôt elles sont absolument sans cause. On exagère la douleur ; on l’anticipe ; on se la forge ».

Chaque fois que des personnes veulent nous persuader qu’on est malheureux, nous devons  nous demander : « D’où me viennent les condoléances de ces gens ? Qu’est-ce qui les agite ? Pourquoi vont-ils jusqu’à redouter mon contact, comme si une catastrophe était contagieuse ? Y a-t-il dans mon cas un mal réel, ou bien la réalité serait-elle, non pas mauvaise, mais réputée telle ?… Ne serait-ce pas sans raison que je me tourmente et m’attriste ? Il n’y a peut-être pas ici un mal ; je le fabrique. »

Comment savoir si ces angoisses sont réelles ou imaginaires ?

  • Si le corps est en bonne santé alors il n’y a pas de raisons de s’inquiéter. Nous verrons demain.
  • Pour demain, examiner s’il y a des indices que ce mal doit arriver. Beaucoup d’événements attendus ne sont pas arrivés. Et beaucoup d’événements inattendus sont arrivés !
  • Et si la douleur doit se produire, « que gagne-t-on à courir au-devant de sa douleur ? »
  • Si l’on n’a aucun pouvoir, il faut toujours avoir de l’espoir. Au moins, l’attente est agréable.

 

Lettre 14 - Le corps et le respect

   

« Je reconnais que la nature nous porte à aimer notre corps ; je reconnais que nous en avons reçu la tutelle. J’admets qu’on lui doit des ménagements ; ce que je n’admets pas, c’est qu’on s’en fasse l’esclave. »

« Nous devons agir non pas dans la pensée que nous devons vivre pour le corps, mais dans la pensée que nous ne pouvons vivre sans le corps. À trop l’aimer, nous voici travaillés de craintes, chargés de soucis, en proie aux affronts : le bien moral n’a plus de prix pour qui le corps en a trop. »

« Néanmoins, autant qu’il est en nous, épargnons-lui les incommodités mêmes, et non pas seulement les périls ; retirons-nous en lieu sûr, imaginant sans cesse des moyens d’écarter les objets de crainte » : les indigences, les maladies et la tyrannie du plus fort.

« Veillons donc à nous abstenir de toute offense. « 

« Multiplions donc les précautions pour tâcher d’échapper au vulgaire ». Il ne faut pas partager ses mêmes désirs pour éviter la rivalité. De plus, il faut éviter de posséder ce que les autres peuvent désirer.

Il faut éviter d’en imposer, mais aussi éviter d’être méprisé. Se faire écraser est aussi néfaste. Avoir une philosophie discrète, on est respecté sans en imposer.

 

Lettre 15 - Le corps VS l'esprit

    

Inutile de passer son temps à s’épaissir. « Quand tu auras épaissi, quand tes muscles auront pris du volume, mais tu n’égaleras la puissance d’un gros bœuf, jamais tu ne pèseras autant. » Un corps épais ralentit l’âme, paralyse son agilité.

Trop d’exercice physique fatigue et empêche un travail intellectuel comme manger trop alourdit l’intelligence.

Privilégier « des exercices faciles et courts qui procurent une saine fatigue au corps, sans trop d’embarras, et en ménageant le temps, dont on doit tenir le plus grand compte : la course, le maniement des haltères, le saut en hauteur, en longueur… » Penser aussi à marcher.

Il faut passer plus de temps à entretenir l’âme, 24/7.

 

Lettre 16 - La vertu et la fatalité

     

 » L’œuvre est plus difficile de rester fidèle à ses plans que de les former vertueux. »

« Avant toute chose, vois si c’est spéculativement ou dans la vie pratique que tu as gagnée. »

À quoi sert philosophie si la fatalité existe ?

« Elle déterminera en nous une obéissance volontaire à Dieu, une opiniâtre résistance à la Fortune ; elle t’enseignera à suivre l’un, à souffrir l’autre. « 

Lettre 17 - La frugalité

      

« Rejette loin de toi toutes ces futilités, si tu es sage, ou mieux pour être sage. ». Se débarrasser des attaches.

Le riche raisonnable : « Tu veux t’occuper de ton âme : sois pauvre ou vis en pauvre ». Sénèque vivait en pauvre malgré sa richesse.

Ne pas se dire, quand j’aurai X, je m’attellerai à la philosophie. C’est par elle qu’il faut commencer. Une réflexion très similaire à celle de Benjamin Franklin : Lien article

Il ne faut pas avoir peur de la pauvreté. Si elle devient insoutenable, le suicide est une alternative. Il faut noter que Sénèque considère la possibilité de se suicider comme une raison d’agir dans la vie. En réalité, un stoïcien ne recourra au suicide qu’en dernier recours. Un petit inconfort n’est pas une excuse pour fuir.

« Une seule chose ne change pas avec les siècles : ce qui suffit. »

« L’acquisition des richesses a été pour beaucoup moins la fin des misères que leur changement » Épicure, fragm, 479.

« Logez une âme en souffrance parmi les richesses ou dans la pauvreté, le résultat est le même : son mal le suit ».

 

Lettre 18 - S'entraîner

       

« Prends par-ci par-là un certain nombre de journées où tu te contenteras de la nourriture la plus modique et la plus commune, d’un vêtement grossier et rude, afin de pouvoir te dire : «  C’est cela qui te faisait peur ! » ». Comme un soldat, il faut s’entraîner avant le feu de l’action.

Ne pas le faire comme un jeu, mais assez longtemps et difficilement pour que ce soit une épreuve : « Que ce soit un vrai grabat, un sayon, du pain dur de la dernière qualité. Soutiens ce régime trois, quatre jours, quelquefois plus, encore qu’il n’y ait pas là un jeu, mais une épreuve. ». Durant l’épreuve, il faut se limiter au strict nécessaire.

 

Lettre 19 - Se retirer du monde ?

       

Sénèque conseille à Lucilius de se retirer du monde discrètement. Il n’a pas conseillé à tout le monde de le faire. Par exemple, il a conseillé l’inverse à Serenus.

« Aussi longtemps que rien ne te suffira, toi-même tu ne suffiras pas aux autres. »

« Examine avec qui tu vas manger et boire avant de penser à ce que tu mangeras et boiras ; car manger des viandes sans la compagnie d’un ami, c’est une vie de lion et de loup ». Épicure, fragm, 542

 

Lettre 20 - La philosophie et l'action

        

« La philosophie enseigne à agir, non à parler »

Quiconque se donne des objectifs naturels (vivre simplement ou remplir ses devoirs), s’en trouvera toujours bien et n’aura aucune envie de modifier ses plans.

 

Lettre 50 - Le jugement

        

« …reconnaître tes propres fautes plutôt que de les imputer à d’autres… »

« S’il m’arrive de m’amuser d’un fou, je n’ai pas à chercher très loin ; c’est de moi que je ris. »

« Chez personne la sagesse n’a précédé l’erreur, chez tous la place est occupée d’avance. Apprendre les vertus n’est que désapprendre les vices. »

 

Lettre 56 - Le sommeil

        

Pour quelqu’un qui n’arrive pas à dormir :

« D’où penses-tu que cela provienne ? Sans doute est-ce son âme qui fait du bruit. C’est elle qu’il faut calmer, dont il faut faire taire la révolte ; car ne crois pas que l’âme soit en paix alors que le corps est couché ».

Lettre 61 - Se préparer à mourir

        

« Je travaille à ce que chaque jour soit pour moi toute une vie. Et vraiment, je le saisis au vol, non comme s’il s’agissait du dernier, mais dans l’idée qu’il pourrait l’être. »

« Prends garde de ne jamais rien faire à contrecœur. Tout ce qui doit être, doit être une nécessité pour celui qui résiste ; pour qui consent, la nécessité n’est pas. Oui, assurément, se soumettre de bonne grâce au commandement, c’est échapper à ce que la servitude a de plus amer, qui est de faire ce que l’on ne voudrait point. Ce n’est pas d’exécuter un ordre qui nous rend malheureux, c’est de l’exécuter à contrecœur. Par conséquent, disposons notre âme à vouloir tout ce que le sort exigera, et surtout envisageons sans chagrin la fin de notre être. « 

 

Lettre 63 - L'amitié

        

Il faut courir d’un ami de son vivant plutôt que de le pleurer sans mesure à sa mort : contre l’hypocrisie et la bêtise de l’affliction.

« Mieux vaut renoncer à ton chagrin que d’attendre qu’il renonce à toi »

Lettre 70 - Vivre bien

         

« … car ce n’est pas de vivre qui est désirable, c’est de vivre bien. Aussi le sage vit autant qu’il le doit, non autant qu’il le peut ».

« Irai-je songer que la Fortune peut tout pour celui qui vit encore ? Pensons plutôt qu’elle ne peut rien contre celui qui sait mourir. »

« Le grand motif pour ne pas nous plaindre de la vie, c’est qu’elle ne retient personne. Tout est bien dans les choses humaines dès que nul ne reste malheureux que par sa faute. Vous plaît-il de vivre ? vivez donc ; sinon, vous êtes libres : retournez au lieu d’où vous êtes venus. »

 

Lettre 71 - Le sage

          

Le sage est simple, honnête et courageux.

« Qui ne sait pas vers quel port il doit tendre n’a pas de vent qui lui soit bon. »

« En un mot, tout ce qui aux yeux des autres est réputé maux s’adoucira et se tournera en bien si tu parviens à le dominer. »

« Nous avons dompté moins de difficultés qu’il n’en reste encore ; mais c’est déjà une grande avance que de vouloir avancer. »

 

Lettre 95 - Le pourquoi

           

« Supposons qu’un homme fasse ce qu’il doit : il ne le fera pas d’une manière assidue, à chaque fois d’une manière identique, s’il ignore pourquoi il le fait. »

« Les mêmes choses sont ou honteuses ou honnêtes, selon l’intention ou la manière dont on les fait. »

« Vivre sans but, c’est vivre à l’aventure : si force est à l’homme de s’en proposer un, les dogmes deviennent nécessaires. »

« Apprécions chacune de ces choses, sans tenir compte de l’opinion ; cherchons ce qu’elles sont, et non comme on les appelle. »

 

Lettre 104 - La difficulté de la vie

           

« L’aventure qu’on leur demande n’a-t-elle jamais trahi ceux qui l’ont tentée ? N’a-t-elle pas toujours paru plus facile alors qu’on la tentait ? Ce n’est point parce qu’elle est difficile que nous n’osons pas ; c’est parce que nous n’osons pas, qu’elle est difficile. »

Lettre 108 - Richesse et désirs

           

« Oui le pauvre a bien peu, mais tout manque à l’avare sans pitié pour autrui, à lui-même barbare. » Publius Syrus (234 et 236)

« Le moins pauvre est celui qui désire le moins ; tes voeux seront comblés s’ils suivent tes besoins ». Publics Syrus (286)

Lettre 118 - Le succès

            

« Car quel homme s’est-il seulement contenté d’un succès, qu’il estimait trop pour lui alors qu’il était encore à sa poursuite ? Non que la prospérité soit, autant qu’on se le figure, avide de jouissances : c’est qu’elle en est pauvre, aussi ne rassasie-t-elle personne. Tu crois tel homme fort élevé, parce que tu rampes loin de lui ; mais ce point où il est parvenu est, ce lui semble, bien bas. Ou je me trompe fort, ou il cherche à monter encore ; et ce que tu prends, toi, pour un sommet n’est à ses yeux qu’un petit échelon. Tous se perdent, car ils ignorent le vrai. Ils imaginent voler au bonheur, déçus qu’ils sont par de vains bruits. »

« Presque toujours le lointain nous abuse et nous l’admirons : grandeur est, pour le vulgaire, synonyme de bonheur ».

Lettre 122 - Le naturel

            

« Ne violent-ils pas les lois de la nature ceux qui réclament des roses en hiver, qui au moyen d’eaux chaudes et de températures factices, bien graduées, arrachent au sol en plein hiver une fleur printanière ? »

Pour aller plus en profondeur

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Marine

Hello Christopher,

J’avais entendu parler de ce livre, mais ne l’avais pas lu.
Merci pour en préciser le contexte au début du coup !

Les passages que tu cites sont très forts.

« c’est plus souvent l’opinion que la réalité qui nous met en peine. »
C’est clair. Si seulement on pouvait le garder à l’esprit et réellement l’intégrer, on éviterait beaucoup de stress, colère, etc.

« Nous devons agir non pas dans la pensée que nous devons vivre pour le corps, mais dans la pensée que nous ne pouvons vivre sans le cours… »

 Est-ce que c’est bien le « cours » le dernier mot ou le « corps » ?

Que penses-tu de ces passages sur le corps, toi qui expérimentes beaucoup à de niveau ?

« Sénèque vivait en pauvre malgré sa richesse. »

Tu veux dire qu’il vivait dans une pauvreté matérielle apparente, pas pauvreté tout court car au vu de ces écrits, rien qu’avec les passages que tu cites, on se dit qu’il était très surement riche d’esprit (et non pauvre).
(Une réflexion très similaire à celle de Benjamin Franklin : Lien article ? je n’ai pas le lien, même si j’ai lu, oubli ?)

Les passages que tu cites sont très profonds.
Je l’entends souvent, et me rends compte qu’il y a beaucoup de vrai là-dedans : la plupart des choses essentielles ont été dites (et re-dites) depuis des millénaires.

Ça donne envie en tous les cas de lire ces lettres, merci Christopher !

Bonne soirée 😉

Reply
    Christopher Lieberherr

    Hello Marine !

    « Est-ce que c’est bien le « cours » le dernier mot ou le « corps » ? »

    C’est bien le corps, je vais corriger. Merci beaucoup !

    « Que penses-tu de ces passages sur le corps, toi qui expérimentes beaucoup à de niveau ? »

    Mes expérimentations me demandent souvent une amélioration quant à la maîtrise de mon « esprit » sur mon corps. De plus, mes expérimentations ne sont pas nécessairement axées sur le corps.

    « « Sénèque vivait en pauvre malgré sa richesse. »

    Tu veux dire qu’il vivait dans une pauvreté matérielle apparente, pas pauvreté tout court car au vu de ces écrits, rien qu’avec les passages que tu cites, on se dit qu’il était très surement riche d’esprit (et non pauvre).
    (Une réflexion très similaire à celle de Benjamin Franklin : Lien article ? je n’ai pas le lien, même si j’ai lu, oubli ?) »

    En effet, Sénèque était l’un des hommes les plus riches, les plus influents (bien que marginalisé à la fin de sa vie et donc durant la rédaction des lettres) et les plus célèbres de son époque. Cependant, il paraît qu’il vivait de la manière la plus frugale qui soit. Il refusait de se débarrasser de sa richesse car il considérait cela comme un facilité. Vivre de manière frugal en étant pauvre est la voie de la facilité (selon lui).

    Personnelement, je considère la philosophie de Franklin comme très proche du stoïcisme.

    A bientôt,

    Christopher

    Reply
Marine

Salut Christopher,

OK pour le corps !

donc pour tes expérimentations, cela peut être plus « mental », genre « je vais essayer de pas critiquer pendant le plus de jours possible » ?

Il se dit que le « vrai » riche justement ne fait pas étalage de sa richesse, je sais plus où j’ai lu/entendu ça.
Sans doute lien entre richesse matérielles/immatérielles, « moins mais mieux », etc.

Excellente soirée 🙂

Reply
    Christopher Lieberherr

    Hello Marine,

    « donc pour tes expérimentations, cela peut être plus « mental », genre « je vais essayer de pas critiquer pendant le plus de jours possible » ? »

    Oui, en effet. Mais j’essaie tout de même d’avoir un indicateur que je peux mesurer. J’évite aussi d’essayer, mais j’applique hypothèse pendant un temps défini pour en voir les résultats.

    Bonne journée !

    Reply
FX

influencé par Tim Ferriss ? 😉 Ou alors c’est le livre à la mode…

Sinon, l’ouvrage est court et dense, je conseille à tous de l’acheter et de ne pas s’arrêter à des extraits, aussi bien choisis soit-ils.

Reply
    Christopher Lieberherr

    Hahah !

    C’est vrai que le stoïcisme est devenu à la mode grâce notamment à Tim Ferriss et Ryan Holiday. Personellement, j’ai lu les livres de ce dernier et je suis assez déçu. Je conseille plutôt de lire directement les maîtres 🙂

    Tout à fait d’accord avec votre conseil de l’acheter 🙂

    Reply
Lorenz

Nous avons fait tant de progrès dans le médical, la technique, le confort, etc. Mais pour ce qui est de savoir comment vivre, la Grèce antique ne semble avoir rien à nous envier…

Comment est-ce possible? Se pourrait-il que nous nous soyons trompés de but? …

« Chez personne la sagesse n’a précédé l’erreur, chez tous la place est occupée d’avance. Apprendre les vertus n’est que désapprendre les vices. »
L’un de mes professeurs, peut-être celui qui m’a le plus apporté, disait entre autre « L’expérience c’est des erreurs identifiées ».

« D’où penses-tu que cela provienne ? Sans doute est-ce son âme qui fait du bruit. C’est elle qu’il faut calmer, dont il faut faire taire la révolte ; car ne crois pas que l’âme soit en paix alors que le corps est couché ». Depuis un important accident cet été qui m’a forcé à faire la paix avec mon âme, je n’ai jamais aussi bien dormi^^.

Merci pour cet article passionnant!

Reply
    Christopher Lieberherr

     » Se pourrait-il que nous nous soyons trompés de but? … »

    Bonne question. Peut-être devons-nous remettre à jour notre liste d’objectifs 🙂

    Un plaisir et merci pour le commentaire 🙂

    Reply
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