Ce que vous pouvez apprendre de la vie de Robbins

robbins

En résumé : Cet article recueille les anecdotes les plus marquantes de la vie de Tony Robbins. Elles permettent non seulement d’en apprendre sur le personnage, mais aussi d’en tirer des leçons.

Temps de lecture : ~6 minutes

Il y a maintenant plus d’une année, j’avais rédigé un court article sur « Pouvoir illimité » de Tony Robbins. Dans celui-ci, j’avais émis la volonté d’écrire un article sur la vie de son auteur. Chose que j’ai oubliée.

Heureusement, un lecteur éclairé – vous vous reconnaîtrez ici – m’a rappelé ce désir initial. Je l’en remercie.

Cet article n’est bien sûr pas une biographie exhaustive. Ce sera plutôt un ensemble d’anecdotes sur la vie de Robbins qui, selon moi, ont défini le personnage d’aujourd’hui. Ce sont aussi de beaux exemples applicables dans notre vie quotidienne.

Les informations proviennent de différents interviews, séminaires, articles, livres, podcasts et reportages de et sur Tony Robbins. Il est possible que je me trompe ou que je manque de précision. Si vous le remarquez, je vous invite chaleureusement à me corriger par email ou dans les commentaires. Je modifierai cet article en fonction.

Le panier

Anthony J. Mahavoric est né le 29 février 1960, information peu utile à moins que vous vouliez lui envoyer une carte de voeux. Après que ses parents aient divorcé alors qu’il avait 7 ans, sa mère enchaînera les maris. L’un d’eux sera Jim Robbins qui adoptera officiellement le petit Anthony. Il s’appellera dorénavant Anthony Robbins.

En Amérique, il existe une tradition à Thanks Giving où les gens posent des paniers alimentaires au pied de la porte de ceux qui vivent dans une situation précaire. La famille Robbins eut ce privilège. Tony affirme que ce panier l’a marqué indélébilement. Son père affirmait toujours que l’on ne pouvait pas faire confiance à un étranger. Ce panier prouvait l’inverse. Cet acte n’eut pas un effet homogène. Cette humiliation pour le père de Tony fut la dernière goutte qui le poussa à les abandonner.

Cette histoire l’a motivé à lancer une campagne similaire à grande d’échelle. Il aurait commencé à l’âge de 18 ans avec un seul panier. Puis deux l’année suivante, puis quatre, puis 10, 20, 100… En 2016, lui et sa brigade ont nourri plus de 2’000’000 de personnes. Il a aussi créé d’autres fondations dans le but entre autres, d’aider la jeunesse en difficulté à se forger un bel avenir.

La mère

Robbins était le plus âgé de ses deux frères et sœurs. Il affirme avoir fait le maximum pour les protéger d’un climat familial chaotique et abusif. Sa mère, alcoolique, développa une dépendance malsaine envers Tony. Cette dépendance la poussa à castrer son fils professionnellement pour éviter qu’il ne s’en aille de la maison. Deux exemples sont révélateurs :

  • Robbins fut élu comme président des étudiants alors qu’il était au lycée. Selon ses anciens camarades, il brillait déjà dans l’art oratoire et son charisme était foudroyant. Quand Robbins annonça la nouvelle à sa mère, elle le força à démissionner – arguant qu’il devait s’occuper de sa mère et de ses frères et sœurs. Il accepta à contrecœur.
  • Toujours au lycée, Robbins eut l’occasion d’écrire un article dans le journal de son école. Sa volonté hors du commun lui permit de décrocher l’interview d’un sportif fameux. Son article était, paraît-il, si bon qu’un journal lui proposa une place de journaliste junior. Sa mère l’obligea à refuser la place.

Suite à ces deux anecdotes et probablement bien d’autres, Tony décida de quitter la maison familiale. Il n’avait pas un sou en poche ni la moindre idée d’où il vivra. Un de ses oncles avait une petite entreprise de nettoyage et lui proposa un petit job comme concierge – ou technicien de surface si nous voulons être modernes. Sa tâche était de nettoyer des bureaux pendant la nuit.

Son travail se terminait souvent à 2h du matin. Il devait ensuite faire 3h de bus pour rentrer chez lui, un petit studio miteux. Il dormait 2 à 3h pour ensuite attaquer sa journée d’étudiant. Il aimait apprendre et ne voulait pas abandonner ses études. C’était sans compter sa mère. Elle appela son oncle et exigea qu’il vire son neveu. S’il rejetait sa famille, sa famille aussi le rejettera.

Robbins dû arrêter ses études pour trouver un moyen de subsister.

Le mentor

Robbins rencontra Jim Rohn à l’âge de 17 ans. Il se ruina pour assister à son séminaire, mais confirmera plus tard que c’était le meilleur de ses investissements. D’abord comme promoteur des séminaires de son mentor, il devint à son tour coach en développement personnel.

Avant même d’atteindre l’âge de 20 ans, sa carrière était déjà impressionnante. Il affirme qu’il gagnait plus de 10’000$ par mois. Une somme très importante pour les années 70-80 aux États-Unis. Heureux de son succès, il voulut offrir à lui et ses amis d’enfance un voyage en Égypte. Ils refusèrent par fierté. Son succès précoce le précipita dans une solitude douloureuse.

La (re)naissance

Cette période de Robbins est difficile à relater. Selon ses propres mots, il avait touché le fond. Retour à la pauvreté, début d’obésité, dépression profonde accompagnée de journées passées devant la télévision à regarder des telenovelas. En réalité, cette période semble avoir été très courte, détail qu’il ne donne que rarement.

C’est là qu’il découvre la PNL. Il suit une formation d’hypnose Ericksonienne et de PNL par son co-fondateur John Grinder. La motivation revient. Il perd son poids superflu, retrouve son énergie d’antan et ne termine même pas sa formation. Il est tellement motivé à aider les gens qu’il se précipite pour donner des séminaires, ateliers et coaching dans tout le pays.

Il se distingue rapidement par son énergie extraordinaire et son utilisation de technique peu commune : marche sur le feu, cassage de planche de bois ou encore saut en parachute. Il devient connu mondialement grâce à ses fameux séminaires comme « Meet your destiny » ou ses best-sellers : Pouvoir illimité, L’éveil de votre puissance intérieure et récemment, L’argent : L’art de le maîtriser. Il a aussi coaché des personnalités comme Nelson Mandela, Mère Teresa, Clinton et Agassi.

Deux femmes

 

Il se mariera en 1982 avec Rebecca « Becky » Jenkins. Ils se seraient rencontré lors d’un de ses séminaires. Eh oui mesdames, faites attention la prochaine fois que vous irez à une de ses représentations ! Le mariage se terminera 14 ans plus tard.

Ce divorce va affecter la réputation de Robbins. Pour quelqu’un qui donne des séminaires et vend des formations sur l’art de construire un couple solide, ce n’est pas très sérieux. Pourtant, Robbins restera presque muet concernant ce sujet.

Ashraf Chaudhry, un blogueur pakistanais, voulut en savoir plus et envoya un email de demande d’explication à Robbins. Pour résumer :

  • C’était une des plus difficiles décisions de sa vie
  • Il est extrêmement fier de ses 14 ans de mariage
  • Il est resté en attendant que ses enfants deviennent grands
  • Il a réalisé qu’il ne partageait pas la même vision de la vie que sa femme
  • Il a entrepris les actions nécessaires pour avoir une vie plus accomplie
  • Il a rencontré Sage, son actuelle femme et il est très heureux.

Pas de quoi casser des briques, ou des planches de bois dans son cas.

Un dernier mot

 

Cet article était un simple recueil des anecdotes qui semblaient avoir eu le plus d’impact sur sa vie, selon ses propres dires. Il est difficile de dire si ces expériences l’ont façonné. Une avance prudente serait de dire que ce sont ses réactions face à ces expériences qui l’ont façonné.

Si vous voulez en connaître plus sur le personnage, je vous invite à aller jeter un œil aux ressources.

Ressources

 

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Marine

Hello Christopher,

merci pour ces faits marquants sur la vie de Tony.

Je l’ai effectivement entendu parler des paniers alimentaires, comme quoi ça leur a sauvé la vie à lui et sa famille, et c’est pour ça ensuite qu’il redonne ce qu’on lui a donné avec ses campagnes offrant des paniers.
C’est cool je trouve. Il aurait pu aussi se dire un truc style « ah c’est à cause du panier que mon père nous a laissé » et en vouloir aux bénévoles, tout ça.

Ça a du être très difficile, pas évident, de renoncer à des choses parce que sa mère jouait sur sa culpabilité, puis de quitter la maison ensuite. Ni de se faire rejeter de sa famille à cause d’elle.

Comme quoi des fois tu mets un tas d’effort dans un truc pour t’élever, te prendre en charge, et tu te prends de grosses baffes dans la gueule. Il faut une grande foi, désir, persévérance pour continuer, bravo à lui pour ça.

« Il a aussi coaché des personnalités comme Nelson Mandela, Mère Teresa, Clinton et Agassi. »

Alors ça, je ne m’en serai pas douté pour Nelson Mandela et Mère Teresa, impressionnant !

« Pas de quoi casser des briques, ou des planches de bois dans son cas. »

Petite touche drôle, bien vu 😉

« Une avance prudente serait de dire que ce sont ses réactions face à ces expériences qui l’ont façonné. »

Oui, ses réactions. On peut dire qu’il les a choisis. D’autres auraient sans doute vu ces expériences comme de gros freins. Lui s’en est servi pour avancer ou du moins, il a avancé malgré ces expériences. Cela dénote je pense une grande force de caractère.

Merci pour cet article contenant pas mal de choses que je ne connaissais pas sur le personnage, c’est toujours intéressant d’avoir une petite idée du parcours de quelqu’un, surtout quand il a réussi.

Belle soirée !

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