Sommeil polyphasique : réussir la semaine d’adaptation

La semaine d’adaptation est le passage le plus difficile dans l’expérience du sommeil polyphasique. Franchement, si vous désirez le faire, je vous avertis : c’est épouvantable. Je pense que c’est durant cette période où j’ai le plus souffert.

Bon, maintenant que je vous ai motivé, je vais partager avec vous les quelques astuces que j’ai découvertes pour atténuer légèrement la torture et arriver plus facilement au Saint-Graal.

1. Oubliez la lecture durant la semaine d’adaptation

Avez-vous déjà essayé de lire un livre quand vous êtes extrêmement fatigué ? Si vous tenez plus de 10 minutes je vous donne un prix Nobel (ne me demandez pas lequel…). La lecture sera votre pire ennemi durant la phase d’adaptation. En plus, au bout du quatrième jour, vous n’arriverez même plus à vous concentrer sur plus d’une phrase donc niveau utilité…

2. Évitez le sport toujours durant la semaine d’adaptation

À la base, on peut penser que c’est une bonne idée. Courir un peu donne de l’énergie et vous fera peut-être oublier que vous êtes fatigué. Le problème c’est que vous êtes déjà tellement épuisé qu’un peu de sport vous achèvera. Optez plutôt pour des marches de moins de 30 minutes ou encore quelques étirements pour éviter les douleurs de dos. N’oubliez pas que vous resterez presque 22h par jour assis, votre dos souffrira. Passé la semaine d’adaptation, je vous conseille fortement de faire du sport et des étirements tous les jours pour éviter ce genre de problème.

3. Les jeux vidéo sont vos meilleurs amis (bon, je vais pas répéter à chaque fois « durant la semaine d’adaptation…)

Sans blague, c’est peut-être la première fois où vous lisez qu’il faut absolument jouer aux jeux vidéo. C’est le meilleur moyen pour rester éveillé et oublier la fatigue. Honnêtement, je pense que je n’aurais pas réussi sans eux. Donc avant de commencer votre semaine d’adaptation, préparez-vous un set de vos jeux préférés. Vos yeux vont probablement vous brûler après quelques jours, mais je vous promets que ce sera le dernier de vos soucis (ou plutôt douleurs) !

4. Le faire à deux (ou plus)

distorsion cognitive

Je pense que je n’aurais jamais réussi si je n’avais pas fait la semaine d’adaptation avec mon frère. Il est clair qu’un soutien moral nous aide à continuer même quand c’est très difficile. Vous aurez tous remarqué qu’on pratique mieux n’importe quelle activité sportive à deux que seul. Mais il y a aussi une raison très pratique. Vers le quatrième jour, vous allez vous endormir dans un sommeil presque comateux et presque aucun réveil ne sera assez puissant pour vous réveiller. Rien ne vaut votre camarade qui vous secoue comme un vieux pruneau. Je vous recommande donc d’intercaler vos siestes, vous réveillerez l’autre juste avant de vous coucher.

5. Si vous êtes seul

Je vous présente votre meilleur ou pire ennemi, «le sonic bomb alert». Ce monstre vous réveillera, peu importe votre profondeur de sommeil. L’alarme sonne jusqu’à 113 dB (l’équivalent d’un marteau piqueur à  moins de 20 mètres), il génère des lumières puissantes et vous pouvez mettre une plaquette vibrante sous votre oreille et ça ne vibre juste pas un peu, votre oreiller gicle du matelas ! Bon bon bon, c’est pas agréable tout ça ? Il n’y aura absolument rien d’agréable durant cette semaine

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6. Réveil de soutien

Toujours avoir plusieurs réveils dans la chambre. Idéalement, cachez-les pour être sûr que vous devez vous lever pour les arrêter. Il est toujours possible que votre compagnon oublie de vous réveiller, se soit endormi ou que votre «sonic bomb alert» ne vous réveille pas (bon à ce moment-là je pense que vous êtes mort).

7. Pas d’excitant

Ne prenez jamais, mais jamais d’excitant ! Pas de café, pas de thé, pas de Coca. Absolument rien qui puisse vous exciter. Évitez aussi toutes les boissons trop sucrées qui peuvent générer un pic de glycémie. Le but est que votre corps apprenne à éliminer les phases superflues de sommeil. C’est un apprentissage passablement lent et douloureux, ne le perturbez pas encore plus avec des excitants. Il en est de même avec la nicotine, évitez de fumer durant la semaine d’adaptation… Si c’est impossible pour vous, je vous déconseille de commencer le sommeil polyphasique. Cette technique pousse le corps dans ses derniers retranchements et il faut faire tout le nécessaire pour l’aider. Si la période d’adaptation dure plus d’une semaine, c’est-à-dire que vous n’avez toujours pas eu une sieste reposante, je pense que cela peut devenir dangereux. En gros, ne buvez que de l’eau ou éventuellement une infusion.

8. Le froid

Douche froide 2

Eh oui, encore et toujours la douche froide ! Rien de mieux que de se jeter dans le froid quand vous sombrez dans le sommeil. Elle permettra de chasser la fatigue pendant une brève période (1h environ). Évitez cependant d’en prendre plus d’une toutes les 24h. Il ne faut pas à l’inverse fatiguer votre corps. J’ai fait ma semaine d’adaptation en hiver, j’aimais bien aussi faire un tour dehors sur la terrasse pour me réveiller un peu. 

Vous pouvez aussi lire mes articles sur les raisons de prendre des douches froides ou les astuces pour commencer cette habitude !

9. Ne prévoyez rien avec le monde extérieur

La semaine d’adaptation est déjà assez épouvantable comme ça, n’aggravez pas encore plus la situation. Donc, enfermez-vous quelque part où vous êtes absolument sûr de pouvoir faire vos siestes toutes les 4h. Il est capital d’être extrêmement régulier durant la semaine d’adaptation (aussi plus tard). Je vais être sincère, vous n’allez franchement pas être beau à voir. Si vos proches vous voient dans cet état, ils essaieront de vous convaincre d’arrêter cette expérience masochiste : « c’est dangereux », « tu te bousilles ta santé comme ça », « c’est des conneries sur le net c’est tout », etc. Étant donné que vous serez dans un état de fatigue extrême, vous serez plus influençable et il est probable que vous arrêtiez.

10. Attention à vos animaux domestiques

Évitez que votre chat ou chien vous réveille en plein milieu d’une sieste. Cela pourrait être extrêmement problématique. Déjà qu’il faudra l’éviter au maximum dans votre pratique régulière, il est essentiel de ne jamais être dérangé durant la phase d’adaptation. Confiez peut-être votre chat ou chien à des amis ou à la famille. La tortue et le poisson rouge sont tolérés

11. La raison pour laquelle vous avez commencé

Avant de commencer la semaine d’adaptation, écrivez toutes les raisons pour lesquelles vous faites cette expérience. Mieux, filmez-vous en train de vous motiver et d’expliquer pourquoi le sommeil polyphasique c’est si génial. Quand vous serez au fond du gouffre et hésiterez à arrêter, regardez la vidéo ou lisez le texte, ils vous permettront d’être assez fort pour continuer. Lisez aussi chaque jour des « succes stories » sur des gens ayant réussi à passer la semaine d’adaptation. Il y a maintenant beaucoup de contenu sur internet et Youtube.

12. Intégrez le groupe Facebook du sommeil polyphasique pour vous motiver !

J’ai remarqué qu’il est essentiel d’avoir du soutien durant cette semaine très éprouvante. Pour cela, j’ai crée un groupe Facebook pour que nous puissions nous soutenir entre membres. N’hésitez pas à venir 🙂

Je pense que si vous appliquez ces conseils durant votre semaine d’adaptation vous n’aurez aucune difficulté à la surmonter. Courage et bonne chance !


On me contacte très souvent pour me poser un certain nombre de questions concernant cette activité. Mon pote Damien Fauché a justement écrit un livre sur son expérience du sommeil polyphasique. Si vous êtes intéressé par cette pratique, je ne peux que vous conseiller d’investir dans ce livre !

sommeil polyphasique

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