Pourquoi il ne faut pas vivre de sa passion ! 5 raisons

Vivre de sa passion, voilà une des idées les plus sexy et les plus stupides du moment.

Et bon sang, il y en a un sacré nombre d’idées stupides en ce moment !

J’écris cet article dans l’espoir que certaines personnes tomberont dessus et ne se feront pas avoir par le discours mensonger qu’on peut lire à peu près n’importe où dans les livres, journaux, magazines et blogs.

Pour ceux qui vivent dans une grotte et qui n’ont jamais entendu parler de ce principe (vous n’imaginez pas à quel point je vous envie), je vais résumer cette pensée incroyable en quelques étapes.

Vivre de sa passion en 3 étapes :

Étape 1 : Vous avez une passion ! Non ? Mais si ! Qu’est-ce que vous adoriez faire quand vous étiez petit ? Quelle activité vous fait perdre la notion du temps ?… bah voilà vous avez une passion !

Étape 2 : Est-ce que cette passion vous génère de l’argent ? Non ?! La honte ! C’est tellement facile, il suffit de… (dans 99% du temps, ouvrir un blog en parler et faire fortune 1 an plus tard).

Étape 3 : Vous vivez la vie de vos rêves étant donné que vous vivez de votre passion. Et faire tous les jours ce qui vous passionne, ce n’est plus un travail 😉 + quelques citations à deux balles dans le même genre.

On peut remarquer le niveau intellectuel et la rigueur incroyable de cette réflexion. Spinoza (Baba pour les intimes), tu reprends ton « Éthique » et tu laisses la place à des vrais penseurs !

Je vais maintenant vous raconter la sucess story de Popol (oui, c’est fait exprès…).

Popol, il a un boulot de merde. Il est comptable… Bouh ! Tous les jours, il se lève à côté d’une femme moche qu’il n’aime pas, met sa chemise blanche même pas amidonnée et toute rêche, mange trois toasts trop grillés et part à l’aventure pour se taper 1h30 de bouchon où il va klaxonner comme un abruti alors que le feu est rouge.

Popol a 40 ans et il vit ce quotidien depuis maintenant 15 ans.

Mais voilà que Popol tombe sur un livre incroyable : « Vivez de votre passion bande d’abrutis » (de la même collection que « Soyez riches bande de pauvres ! ».

vivre de sa passion

Ma méthode préférée !

« Abruti »… Popol se reconnaît tout de suite et achète ce livre tel un lion se jetant sur sa proie.

Le soir, il le dévore à côté de sa femme (toujours moche) et là, c’est la révélation.

Il comprend enfin que la société l’a conditionné à être malheureux ! Il peut être heureux ! Il découvre alors qu’il peut gagner sa vie d’une autre manière, en vivant de sa passion !!! (Sacrebleu !).

Le problème… c’est qu’il n’a absolument aucune passion.

Alors il réfléchit et tente de répondre aux questions pour découvrir sa passion (de quelles questions je parle ? Retournez au début de l’article bande de flemmards 😉 ).

Il découvre alors qu’il adorait les jeux vidéo quand il était petit. On l’appelait l’As du Pacman !

Il suit le conseil (l’unique conseil) de l’auteur : faire un blog sur sa passion !!!

Il ouvre son blog sur les jeux vidéo (les-jeux-video-de-popol.org) sur un vieux thème wordpress gratuit dégueulasse. Selon les estimations de l’auteur, dans une année, il pourra gagner plusieurs milliers d’euros par mois et envoyer faire f…. son employeur.

Une année plus tard, son site est bien plus connu que les autres sites sur les jeux vidéo qui existent depuis plusieurs années et qui emploient des centaines de journalistes (tout à fait plausible…). Et ouais, Popol fait mieux qu’eux en publiant un article par mois sur des thèmes comme : « Pacman c’était mieux avant ! » ou  » Les 10 meilleures jeux videos de l’année 2015″.

Grâce à l’affiliation et d’autres outils (secrets, attention !), il gagne plus de 10 000 euros par mois. Il quitte son job, sa femme et sa ville minable pour vivre dans une splendide villa aux Philippines. Putes à gogo, fontaines de champagnes, soleil d’azur et tout cela en ne travaillant que 2h par semaine (et ouais, la semaine de 4h c’est HAS BEEN !!!).

vivre de sa passion

Avec Wi-fi !

Cette histoire vous paraît complètement stupide ? Et bien, sachez qu’il y a des centaines, probablement des milliers de personnes par année qui croient pouvoir vivre le scénario de Popol.

Tout ça parce que des gens (un peu moins cons… mais pas beaucoup moins) utilisent les rouages maintenant bien usés de l’espoir pour vendre à des crédules et désespérés l’espoir d’une réussite facile (si vous vous reconnaissez, alors vous n’êtes pas stupide 🙂 ) ;).

Il me suffit de jeter un œil sur les statistiques de mon article « 10 moyens de devenir riches en 3 jours sans effort » pour me faire un immense « facepalm » (et ouais, je suis moderne !) et me rendre compte comme il est facile de jouer sur l’envie monétaire.

vivre de sa passion

Le facepalm est une pratique millénaire !

Bref, j’écris cet article (oui je me répète) dans l’espoir sincère d’éviter à certaines personnes cet espoir illusoire et (oui, je me répète aussi ici) vraiment stupide de « vivre de sa passion » et surtout sa douloureuse désillusion.

Voici 5 raisons de ne PAS vivre de sa passion !

On ne sait pas ce qui nous rend réellement heureux

Arrêtons un moment avec cette connerie de vivre de sa passion.

En effet, certaines personnes sont mues par une passion dévorante. Mais ces personnes sont des minorités. Surtout, elles n’ont pas eu besoin de se poser la question, leur passion les dévorait déjà :

  • Warren Buffet dévorait des rapports annuels avant l’âge de 10 ans,
  • Mozart (bien que son éducation ait eu son importance) composait à l’âge de 3 ans
  • Champollion apprenait les langues anciennes avant de savoir compter
  • Einstein a écrit les 4 articles qui ont révolutionné à tout jamais la physique à 26 ans dans un bureau des brevets
  • Spinoza écrivait l’Éthique dans sa minuscule chambre et a demandé qu’on le brûle à sa mort

Bref, ces personnes n’ont pas cherché leur passion, elles l’ont même souvent subi. De plus, elles n’ont pas cherché à faire de l’argent avec (sauf Buffet où sa passion est de faire de l’argent !).

Il est primordial d’accepter que vous n’ayez peut-être pas de passion. Ce n’est pas parce que vous aimiez faire du foot ou chanter dans votre chorale quand vous étiez petit que ces deux activités peuvent remplir votre vie et vous combler.

De plus, on a souvent tendance à confondre une activité amusante et un métier qui nous rend heureux.

L’humain est épouvantablement mauvais à savoir ce qui le rend heureux. L’exemple le plus flagrant est la nourriture : en analysant l’alimentation moyenne de notre chère population, graisse, sucre et friture semblent être la base d’une alimentation heureuse. Ce qui est bien sûr faux. Ces trois composantes procurent du plaisir, mais altèrent la santé. En d’autres termes, elles rendent malheureux (à moins que vous puissiez argumenter qu’une mauvaise santé est génératrice de bonheur).

Idem pour son travail ou toute autre facette de notre vie. Nous sommes mauvais, très mauvais quand il s’agit de prendre des décisions pour notre bonheur.

  • Alimentation (comme je l’ai expliqué dans le paragraphe précédent)
  • Amour
  • Ami/entourage
  • Et métier !

Vous n’aimez pas votre métier ?

Est-ce que quelqu’un vous a mis un pistolet sur la tempe pour que vous choisissiez ce métier ? Et ne me dites pas « mais c’est plus compliqué que ça… ». Ce n’est jamais plus compliqué que ça. Cette expression, ce n’est qu’une excuse pour rester dans sa vie médiocre.

En d’autres termes, votre choix en terme de métier vous a rendu malheureux. Pourquoi votre choix en terme de passion vous rendrait heureux ?

Je suis conscient que mon texte semble pessimiste jusque là. Mais c’est bien l’inverse. Vous pouvez être heureux, mais bon sang, faites-le avec une stratégie un iota plus intelligente. Si c’était si simple, on serait tous en train de chanter notre bonheur dans les rues et le métier de psy n’existerait déjà plus !

C’est bien de se demander ce que l’on aime réellement faire :

  • En réfléchissant à ce que l’on aime faire maintenant
  • En analysant les éléments invariants (ce que l’on a fait et refait durant les années précédentes)
  • En demandant à nos parents ce qui nous captivait dans notre enfance

Petite parenthèse, j’ai justement écrit un article sur ces techniques entre autres : « comment trouver sa passion – une méthode sérieuse ». Fin de l’auto-promotion 🙂

Mais il est aussi essentiel que vous testiez cette passion. Si vous la pratiquez 1h par jours, augmentez le temps de pratique à 2h.

Est-ce toujours une passion ? Oui ? Génial !

Augmentez à 3h, puis 4h, puis 5h… et cela pendant plusieurs mois. Si vous adorez toujours cette activité, alors nous pouvons probablement parler de passion.

Probabilité statistique de ne pas pouvoir vivre de sa passion

Une dure réalité que vous devez connaître : 50 000 blogs par jour sont ouverts. Eh oui, le 90% de ces blogueurs peuvent aussi taper « comment réussir sur son blog » sur Google et ont probablement suivi la même formation que vous  : « devenir super riche et super facilement en bloguant ».

Si nous devions parler en termes stratégiques, cette industrie à un niveau de compétition ahurissant. Pratiquement tous les sujets sont déjà traités par un ou plusieurs blogs simultanément.

Si vous voulez réussir dans ce domaine, vous devez être meilleur que les autres. Et sachez qu’être meilleur que les autres n’est pas si facile que ça. Vous devez :

  • Être un meilleur écrivain
  • Savoir écrire du contenu de qualité et très rapidement
  • Savoir gérer un blog mieux que simplement installer un thème gratuit WordPress
  • Avoir de bonnes connaissances en SEO
  • Avoir un sens du business aiguisé pour vous faire de l’argent
  • Être très endurant
  • Et surtout, adorer bloguer !

Bon sang (oui c’est un article de type « bon sang) ! je lis tellement de blogs où l’on ressent à 3 kilomètres que son auteur n’aime pas écrire. De bons vieux articles à la Wikipédia ou Madame ou Monsieur pensent que le lectorat s’entre-tuera pas pouvoir lire ces lignes bénites.

Soyez conscient que si vous voulez gagner beaucoup d’argent, le blogging n’est de loin pas le chemin le plus court ni le plus facile. Ce métier demande beaucoup de souplesse, de résilience, d’endurance et de ténacité. En d’autres termes, si vous n’avez pas un réel intérêt pour l’écriture et la recherche, oubliez ce domaine.

Et je brise un dernier mythe avec le blogging : ça demande énormément de temps !!!

À l’heure où j’écris cet article, mon blog connaît une visibilité moyenne : environ 2000 lecteurs par jour et 3500 abonnés à ma newsletter. Je suis à environ 1 année de blogging pour 150 articles.

Je ne gagne pas ma vie avec mon blog, mais j’ai par contre vu mon temps alloué à cette activité augmenter exponentiellement ! Ne croyez pas que l’on puisse générer une communauté autour de son blog en y passant 5h par mois.

En conclusion de ce point, si vous voulez vous mettre au blogging, c’est que vous aimez ça. Ce n’est pas parce qu’un type (qui veut vous vendre sa super formation à 3000 euros) vous a dit que c’est super facile/fun de faire un blog. En créer un, oui c’est facile. Le rendre important et gagner sa vie avec, c’est une autre histoire.

Un hobby n’est pas égal à un travail

Je vais maintenant sortir de la sphère du blogging étant donné que l’on peut potentiellement vivre de sa passion différemment qu’en bloguant dessus.

Imaginons que vous aimez le surf.

Vous décidez alors de vivre de cette passion, le surf.

Un surfeur professionnel ne va pas passer 100% de son temps à surfer sur les vagues. Malheureusement, le métier de surfeur professionnel demande de nombreuses autres tâches à accomplir.

Par exemple, un sportif devra passer un temps considérable à trouver des sponsors. Au début de sa carrière ou si celle-ci ne s’envole pas, le surfeur devra passer un temps considérable à démarcher et se vendre à l’instar d’un vendeur de porte-à-porte. Bien loin de l’image du surfeur désinvolte étendu sur une plage au sable fin !

Il est inutile de passer d’un travail que vous n’aimez pas totalement à un autre que vous n’aimez pas non plus (la transition demande toujours un effort important). Soyez conscient alors que le fait de rendre professionnel votre hobby/passion transformera l’activité et votre relation avec celle-ci.

David Guetta (oui, je cite Guetta !), disait que pour être un bon musicien, il ne fallait pas gagner sa vie grâce à la musique. Bon, cette idée me fait bien rire de sa part, mais je l’adore. En d’autres termes, cette idée sous-tend que le fait d’avoir un rapport monétaire avec sa création musicale risquerait d’altérer non seulement sa qualité, mais aussi son plaisir à la créer. Soyez conscient de cela.

De plus, la pression de l’argent pourra aussi rendre l’activité moins agréable. Quand on fait du surf en vacance par plaisir ou que l’on se force à réussir une figure ou la fin du mois sera très difficile, ce n’est pas la même chose !

  

Inutilité pour le monde  

Un argument où je serai bref étant donné qu’il ne touchera pas la plupart d’entre vous.

Incroyable, mais vrai : nous vivons tous sur la même planète et la somme de nos actions se répercute invariablement sur cette dernière.

Vous voulez vivre de votre passion, mais est-ce que votre passion est vraiment utile au monde ? Est-ce qu’écrire un millionième blog servira ce monde ? Peut-être, peut-être pas, c’est à vous de répondre à cette question.

Mais sachez que si votre passion n’est pas attachée à une cause plus grande, il sera difficile pour vous de préserver la flamme de la passion.

Vous n’aurez plus de passion (ou une autre où vous voudrez vivre avec…)

Votre passion est le surf, le surf devient votre métier, vous n’avez plus de passion.

Attention, vivre de sa passion ne vous évitera pas le besoin d’avoir un emploi du temps varié. Ce n’est pas parce que maintenant vous vivez de votre passion que vous n’aurez pas besoin de simplement faire autre chose. Schönberg aimait peindre et Warren Buffett joue le Ukulélé !

vivre de sa passion

Un attrape nana je vous dis !

Une passion est certaines fois précieuse, car elle est rare. Autrement dit, vous l’aimez, car vous savez que vous n’avez qu’un temps limité à lui allouer. Nous pourrions utiliser l’exemple de la truffe : c’est bon parce que c’est rare/cher. Si vous en mangiez trois fois par jour, et cela pendant 1 année, son goût deviendrait vite banal, voire écoeurant.

En transformant votre passion en métier, vous perdez non seulement cette passion, mais vous courrez aussi le risque inhérent de lui enlever son insigne d’honneur.

Ne pas vivre de sa passion ? Mais alors que faire ? 

Selon moi, un métier ne doit pas forcément être une passion. Celui-ci doit vous apporter quelque chose certes, mais il peut vous combler d’une autre manière.

L’humain est un être de contraste. Sans contraste nous n’apprécions plus.

Un homme, constamment au milieu de sublimes femmes, augmentera simplement ses critères. Idem pour les femmes.

Un travail doit être certaines fois difficile. Cette difficulté sera le contraste parfait pour que nous puissions encore plus apprécier nos temps de passion.

Une douche froide permet de mieux apprécier une douche chaude. Sortir dehors nous permet d’apprécier encore plus le confort de notre chez-nous.

Il est important de chercher un travail selon un certain nombre de critères qui vous sera propre. Mais qu’il soit votre passion n’est pas le plus pertinent.

Attention, je ne dis pas que vous ne pouvez pas vivre de votre passion, un nombre très limité de personnes ont la chance d’avoir non seulement une passion monétisable, mais aussi d’aimer toutes les facettes d’une passion professionnalisée.

Si c’est votre cas, tant mieux. Si ce n’est pas vôtre, « vivre de sa passion » ne sera qu’un autre métier que vous n’aimez pas. Pire, vous n’aurez maintenant plus de passion (et peut-être plus d’argent !).

Phil

Salut super article ! Et si ton hobby, c’était de faire le malheureux ? En d’autres termes, beaucoup de gens trouvent leur plaisir en de plaignant… Alors pourquoi changer ce qui rend malheureux ?
À part ça, t’es pas crédible avec tes 2000 lecteurs été 570 fans sur FB… Bien tenté 🙂

Reply
    Christopher Lieberherr

    Salut Phil

    Hahaha, c’est clair il faut pas gâcher leur plaisir 🙂

    Niveau traffic voilà la preuve : http://speedevelopment.com/wp-content/uploads/2016/01/Capture-d’écran-2016-01-15-à-07.56.18.png

    Mais c’est vrai que je suis une pive sur Facebook. En même temps, j’ai vraiment vraiment un intérêt limité pour ce canal. A voir comment les choses évolueront. Mais merci pour le signalement du manque de crédibilité, c’est important de savoir ça !

    A bientôt !

    Reply
pol

Interessant votre article en créant une antithése sur » trouver le bonheur en vivant sa passion  » Elle fait réfléchir ,pour vous , trouver sa passion n’est pas à la portée de tous , c’est une grâce qui ne peut toucher qu’une minorité d’individus .La question qu’il me parait interessant de se poser mais de quoi est faite cette grâce , pouvant nous en tirer une méthode , et alors , est-elle reproductible ?
Comment alors la mettre à la disposition du plus grand nombre ; je pense que cette démarche est plus constructive que d’en nier son intérêt .

Reply
    Christopher Lieberherr

    Bonjour Pol,

    En effet, c’est l’argumentation typique de la PNL qui affirme que tout est reproductible. Malheureusement, bien que l’environnement joue son rôle, les gênes aussi ont un rôle important (voir le concept de « narrow sense of heritability et broad sense of heritability).

    Je pense réellement que tout le monde n’est pas fait pour avoir une passion. De plus, j’ai l’impression que les gens n’ayant pas de passion s’imagine acquérir une passion comme un soulagement dans la vie. Selon moi, c’est l’inverse. Une passion est consumante. Ce n’est justement pas un long fleuve tranquille.

    Merci pour votre commentaire !

    Reply
Marine

Salut Christopher,

Intéressant comme point de vue sachant que comme tu le soulignes bien, il n’est pas très rependu !

De mon côté, je pense qu’il est bon pour nous qu’on aime faire notre travail, du moins, la majeure partie de celui-ci (difficile d’échapper aux aspects moins marrants) et ça dans un bon environnement au sens large.

Après je pense pas qu’il faut que ce soit forcément une passion non plus, mais tout dépend de ce qu’on met dans « passion ». Si on a plusieurs passions alors oui je pense qu’on peut en prendre une pour job, du moment qu’on a d’autres trucs à côté différents qui nous plaisent.

En fait ce que je veux dire c’est qu’il est de toute façon important selon moi d’avoir à côté de notre travail des choses qui nous rendent heureux, qu’on aime faire/expérimenter et qui ne soient pas en rapport direct avec notre travail. De quoi déconnecter quoi car on pourrait saturer à force !

Un travail qui nous convient doit nous rendre heureux, nous apprendre des trucs (on apprend des trucs avec ce travail régulièrement), ne pas nous ennuyer.Dans le bon travail on exploite aussi nos talents, les avantages naturels que l’on a. Le bon travail nous donne une énergie haute, et non pas une énergie basse (roh fait ch*** le réveil sonne c’est lundi, vivement ce soir/ce week-end que je puisse vivre un peu et me reposer de ce travail). Que ce travail soit une « passion » ou non est ensuite secondaire je pense, l’important c’est d’aimer ce qu’on fait globalement.

Reply
    Christopher Lieberherr

    Salut Marine,

    En effet, je pense qu’une vie heureuse (en prenant en compte les limites d’un tel terme) est synonyme d’équilibre et non de passion.

    Si l’on considère un modèle simple avec une personne ayant une seule passion, le comportement le plus rationnel serait alors de travailler dans cette passion et de se divertir… avec cette passion. La personne devrait allouer 100% de son temps à cette passion pour maximiser son bonheur.

    Cette vision est absurde et j’ai malheureusement la sensation que beaucoup de personne perçoive le fait de « découvrir sa passion » ainsi.

    Comme tu le dis, l’important c’est d’aimer ce que l’on fait globalement et certaines fois pour qu’un tableau paraissent beau globalement, il lui est nécessaire d’avoir de petites imperfections. L’exemple le plus flagrant serait un tableau impressionniste regardé de près ou encore un étude de Chopin jouée lentement.

    Merci pour ton (tes !) commentaire toujours très intéressant !

    Christopher

    Reply
Marine

Salut Christopher,

« La personne devrait allouer 100% de son temps à cette passion pour maximiser son bonheur. »

C’est clair que ça paraît un peu insensé, même si certains vont tout de même assez loin dans leur passion à s’en consumer.

« Comme tu le dis, l’important c’est d’aimer ce que l’on fait globalement et certaines fois pour qu’un tableau paraissent beau globalement, il lui est nécessaire d’avoir de petites imperfections. »

Ce sont sans doute les petites imperfections dans la vie qui font tout le sel de celle-ci, qui font qu’on va plus apprécier certaines choses. Dans le travail c’est pareil même si on peut éliminer pas mal de choses qu’on trouve les plus chiantes.

Bonne soirée 😉

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SANTIER

En gros, moi j’ai 18 ans je m’ennuie à en crever dans une filière qui ne me plaît pas du tout mais qui propose des débouchés donc je dois y rester ?
Je vais me réorienter en fac dhistoire parce que je suis très intéressé par cette matiere. Je suis pas sûr d’avoir un job au bout ? Oh ba tu sais quoi, j’y vais quand même.
Moi ton projet de vie, où on adopte une vie ennuyeuse avec un taf de merde (où on passe au moins 35h par semaine pour les plus chanceux) en se disant qu’on profitera à la retraite, j’en veux pas

Reply
    Christopher Lieberherr

    Hello Santier,

    Malheureusement, tu n’as pas dû lire l’article avec beaucoup de concentration. Si tu ne te plaît pas dans ta filière, c’est clair qu’il faut se réorienter 🙂

    Mais t’en mieux si mon article t’a motivé à aller vers tes projets !

    Reply
LAMARLERE

wow, quelle frustration je ressens dans votre article. Permettez-moi de vous dire que vous vous trompez, on peut vivre de sa passion. C’est mon cas. Pourtant je ne suis pas tombée sur un livre miraculeux ou un système magique qui rend riche…. non loin de là, j’ai juste beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup travaillé afin de transformer une de mes passions en un vrai travail à temps plein.
A bon entendeur et bonne continuation
Sarah

Reply
    Christopher Lieberherr

    Ahhhh, j’avoue je suis frustré 🙂

    Hahaha ! Non, ne vous en faites pas ! Heureusement, j’ai la joie de vivre pour l’instant de ma passion.

    Ma réflexion ne provient pas d’une amère désillusion mais plutôt du désir de libérer certaines personnes de la pression de vivre de sa passion.

    Merci pour votre témoignage encourageant et je vous souhaite beaucoup de succès dans vos entreprises !

    Christopher

    Reply
      Arnaud

      « …Je ne gagne pas ma vie avec mon blog… » « … j’ai la joie de vivre pour l’instant de ma passion… »

      Soit je ne sais pas lire, soit le temps se dilate, soit vous êtes un menteur manifeste…

      Arnaud

      Reply
        Christopher Lieberherr

        Bonjour,

        Je n’ai pas dit que ce blog était ma passion 🙂 Je dirais plutôt que c’est mon carnet de réflexion. Lors de l’écriture de cet article, je vivais grâce au piano.

        Bien à vous,

        Christopher

        Reply
Nancy

Ok…. Ben je suis une de ces stupides personnes naïves qui ont choisi de vivre de leur passion! Effectivement J’y ai mis des tonnes de travail, mais plus jamais je suis rentrée au boulot le coeur lourd. J’ai un blogue qui marche très, très bien, une page Facebook avec 20 000 fans, je donne des conférences partout dans le monde et je gère une entreprise qui embauche 16 personnes. Je ne gagne pas des millions, mais j’ai tout de même un chiffre d’affaire qui frôle les 600 000$ par an. (alors que j’en gagnait 30 000$ dans mon ancien boulot) Mon entreprise a gagné des prix prestigieux en entreprenariat et elle ne cesse de grossir. Bref! Je vis plus que bien de ma passion, les enfants! (www.sosnancy.com)
On n’a rien pour rien dans la vie. Il n’y a pas de réussite facile. Il faut accepter de prendre des risques et travailler fort. Mais OUI, vivre de sa passion est possible. Mais rester dans un gentil boulot qui nous satisfait plus ou moins et sécurisant est aussi une option tout à fait valable. Ceux qui échouent dans leur tentatives de vivre de leur passion (et j’en ai vu des tonnes!) n’ont ou bien aucun talent, on mal choisi leur créno ou encore ne sont pas prêts à y mettre l’énergie et les sacrifices. Ils laissent tomber dès que c’est difficile et se rabattent sur la facilité.

Reply
    Christopher Lieberherr

    Bonjour Nancy, merci pour votre partage !

    La seule question que je me pose est si vous avez réellement lu mon article ou simplement les premières lignes ?

    Je le répète, mon article n’est pas contre la passion, mais sur comprendre réellement ce qu’implique vivre de sa passion. Je n’ai jamais dit qu’il était impossible de vivre de sa passion.

    « On n’a rien pour rien dans la vie. Il n’y a pas de réussite facile. Il faut accepter de prendre des risques et travailler fort. »

    C’est exactement ce que j’ai dit. Content que nous soyons sur la même longueur d’ondes 🙂

    Reply
      Samuel

      Le ton surlequel tu commences l’article est carrément désespérant de vivre de sa passion….puis au milieu ton propos est modéré….Pour moi tu as fait un titre racoleur qui plait qux personnes déprimées et ton énergie est décourageante…On dirait que tu détiens la vérité sur le sujet..modération…modération, et oui pour ma part je crois et je mets en place des choses dans ma vie pour vivre de mes passions…car souvent nous n’en avons pas qu’une seule à mes yeux!!
      Il existe un outil magnifique de connaissance de soi que j’enseigne aujourd’hui qui permet de définir tous les problèmes que tu soulèves en voulant vivre de sa passion…Les Natures Multiples.
      Allez bonne continuation

      Reply
        Christopher Lieberherr

        Bonjour Samuel,

        Je ne pense pas que la lucidité soit décourageante. Une personne entreprenante doit tenter de dresser le portrait le plus précis possible de la réalité.

        « On dirait que tu détiens la vérité sur le sujet »

        Quand une personne affirme qu’il est possible de vivre de sa passion, personne ne le remet en cause. Je n’affirme pas détenir la vérité, mais une authenticité. J’écris la réalité de notre situation. Vivre de sa passion, c’est comme devenir une rockstar. C’est possible, mais rare.

        « et oui pour ma part je crois et je mets en place des choses dans ma vie pour vivre de mes passions…car souvent nous n’en avons pas qu’une seule à mes yeux!! »

        Par sa définition même, je ne pense pas qu’il soit possible d’avoir plusieurs passions. On peut avoir de l’intérêt pour plusieurs choses.

        Une dernière chose, je ne suis pas contre l’entreprenariat. Je pense même que c’est une aventure. Il faut seulement différencier business, passion et hobbies.

        Reply
    Sandra Ruckebusch

    mille mercis pour votre commentaire !!!!

    Reply
Elisabeth

Super, j’adore !!!
Encore un miroir aux alouettes démystifié.
Et bien que je fasse partie de ceux qui se sont donnés les moyens de vivre de leur passion, j’adore votre lucidité, comme ce « désir de libérer certaines personnes de la pression de vivre de sa passion. »
N’en déplaise à ces dames à la réussite fulgurante que je salue au passage

Reply
    Christopher Lieberherr

    Bonjour Elisabeth,

    C’est exactement cela. Ce n’est pas parce que j’essaie d’aborder un sujet avec un angle lucide que je critique pour autant le travail de ces personnes. Selon moi, il faut différencier « passion » et « entreprenariat ».

    A très bientôt,

    Christopher

    Reply
Popol

Je jouis de ma passion !

Reply
Athénaïs

Moui… Moui.

Dans le fond l’article a beaucoup de bon, effectivement on ne devient pas « riche en trois minutes » et il y a beaucoup de bons gros clichés sur le fait de « vivre sa passion »…

MAIS je pense que tu m’as perdue au « on vous a pas mis le pistolet sur la tempe pour faire ce métier » et « ne me dites pas que c’est plus compliqué que ça » bah, si. On sent vraiment la personne qui croit connaître la situation de tout le monde et qui se permet de porter un jugement sur la vie des autres tout en ponctuant l’article de « mais je juge pas hein! ». Ça perd en crédibilité et ça rend l’article presque méprisant. De plus, si le point de vue global de l’article est très intéressant (et j’ai le même point de vue sur certains points), on en revient à l’éternel « un travail c’est fait pour t’emmerder et être dur », et je pense que c’est une mentalité qui empêche les gens d’entreprendre et plus globalement d’entreprendre dans le domaine qui leur plaît; imaginons que ça leur plaise, alors qu’on n’arrête pas de répéter depuis qu’ils sont petits que le travail, ça fait mal aux fesses!

Au final c’est ton point de vue, mais il faut aussi prendre en compte le fait que les nouvelles générations veulent tester, entreprendre, crée de nouveaux métiers, une nouvelle économie, etc, et ce n’est pas en restant confortablement dans un métier qui les casse tous les jours qu’ils y arriveront. A moins qu’un métier pénible soit leur passion. 😉

Reply
    Christopher Lieberherr

    Bonjour,

    Ce n’est pas méprisant de croire que tout le monde à le choix d’améliorer sa condition. C’est même l’inverse, c’est la croyance inébranlable que tout humain a les ressources nécessaires pour vivre la vie qu’il désire réellement.

    Je n’ai jamais dit qu’un métier devait être ennuyant. Il y a cependant une nuance entre travailler et s’amuser. Il ne faut, selon moi, pas confondre les deux. Je n’ai jamais critiqué l’entreprenariat Il y a une grande différence en entreprendre et vivre de sa passion.

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Antoine.

Peut-être peut-on avoir une activité professionnelle bien vécue ou en tout cas plutôt bien vécue pour financer un centre d’intérêt passion ou hobby plus ou moins fort, ça peut même être le temps passé avec les amis ou les proches. Se donner les moyens de vivre ses rêves est important d’autant plus que – et c’est absurde! – c’est souvent mal vu j’ai l’impression ! Aimer écrire pour faire un blog; bon rappel à l’ordre. Je crois que ce que tu dénonces avec raison c’est les recettes magiques clef en main pour changer de vie et être heureux en deux semaines du Dr Ifeelgood, américain il va sans dire, méthode payante et aussi (in)efficace que ces innombrables méthodes pour perdre du poids prouvées scientifiquement. Nous sommes des être composites. Je suis touche à tout en matières d’arts je ne travaille pas et des fois je m’ennuie. Étonnant non?!… ^^

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Priscilla Davidson

Bonjour l’auteur 🙂
Je fesais justement partie des gens qui veulent faire de leur passion, leur métier! Ouf! C’est pas que je suis influençable mais j’étais au bord de la frustration et paf, je tape sur google et je tombe sur votre article! Merci :* Ça m’a bien aider.

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Adeline

Votre intention première pour écrire cet article est très bonne. On lit trop de blogueurs qui font croire que vivre de sa passion est facile et merveilleux en tout point. Sauf que vous confondez peut-être le fait de vouloir vivre de sa passion avec vouloir gagner de l’argent en se faisant plaisir et sans effort. Ce n’est pas la même chose. Beaucoup de gens qui veulent vivre de leur passion ne recherchent pas forcément le gain financier mais plutôt une vie où ils seront un peu plus authentiques tout en étant capables de vivre confortablement. Vous tombez dans le piège de réagir à l’opposé, ce qui est peut-être plus dangereux car au fond très pessimiste et plutôt proche de la vision négative du travail qui se doit forcément d’être pénible. Une vision beaucoup trop véhiculée dans notre société du burn-out et de la médiocratie.

À ce sujet je peux conseiller le très bon livre d’Elizabeth Gilbert, « Comme par magie ». Elle y décrit très bien les inconvénients de vivre de sa passion tout en insistant sur l’importance néanmoins d’y accorder une place dans sa vie afin d’être pleinement épanoui. Avoir UNE passion qui nous dévore est en effet très rare, mais ça ne veut pas dire qu’on ne peut pas être passionné. On peut aussi en avoir plusieurs et d’intensités variables (voir du côté de la multi-potentialité).

Être réaliste c’est comprendre qu’il y a des efforts à fournir et des côtés désagréables dans chaque chose, mais cela ne veut pas dire qu’il faut accepter de ne pas être épanoui chaque jour. Si c’est le cas, il faut changer des aspects de sa vie et ça peut passer par le fait de transformer sa passion en travail. Ça dépend de chacun 🙂

Si vous ne le connaissez pas encore, je vous invite à lire cet article http://medium.com/@elleluna/the-crossroads-of-should-and-must-90c75eb7c5b0#.tuu0yl4jx qui parle de la confrontation du « SHOULD » (ce qui est bien vu de faire par les autres, la société) et du « MUST » (ce qui nous anime au fond de nous) et sur l’importance de suivre ses rêves pour soi comme pour les autres. Il a été écrit par une ancienne designer de l’app Mailbox qui a décidé de s’écouter pour devenir peintre ;).

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    Christopher Lieberherr

    Bonjour Adeline,

    L’article se veut en effet provocateur pour faire réagir. C’est plus un incitation à la réflexion qu’une thèse exhaustive.

    Votre commentaire ajoute une distinction de valeur.

    Merci à vous !

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Jo

Pffffff, quel article catastrophique. Comme l’ont précisé d’autres commentateurs, on sent une énorme frustration dans tes paroles. Tu prétend vivre du piano, mais sans doute aspirais-tu à plus que devenir un petit prof de piano ou que sais-je. Toi tu voulais devenir Mozart, d’ailleurs tu n’as pas pu t’empêcher de le citer.ça transparaît, tu n’as pas du tout atteint tes rêves, pire encore, tu n’es même pas sur la voie. A mon avis, tu as renoncé, tu t’es trouvé trop mauvais, pas assez assidu. Mais persévère mon petit gars, tu as le droit d’y arriver, tout le monde peut arriver à faire une activité qui l’épanouirait, et s’il ne connait pas encore cette activité, s’il n’a pas encore la chance de savoir quelle serait la journée type de ses rêves, il y a tant de matériel en développement personnel sur la toile (livres, blogs, articles, videos) pour l’aider à trouver sa voie. Il y a des gens qui ont fait l’expérience d’une vie enrichissante et heureuse, et leur enseignement peut aider chacun d’entre nous à vivre de ses rêves et à devenir la personne la plus épanouie qui soit.

Mais toi, tu voudrais briser le rêve de tas d’internautes qui vont croire en tes paroles négatives et tellement dépourvues de sens, qu’ils ne devraient pas rester sur ta page après 3 lignes lues de ce torchon. Excuse-moi, mais tu me sembles tellement loin d’atteindre l’accomplissement de toi-même, vu la façon dont tentes de décourager les autres, que je te demanderais d’aller vaquer à tes occupations pianistiques plutôt que de venir répandre ton pessimisme et ta tristesse de vivre sur le web. Laisser les autres tranquilles. Je te voix venir avec ta réponse très courtoise, l’air de dire « je ne suis pas atteint par tes propos, je n’insulte pas », mais ton article n’est pas courtois. Tu te contiens dans tes réponses. Dans l’article, tu utilises un ton dénigrant, prétendant que tous les gens qui tentent de vendre des formations sont des charlatans. Je ne vends aucune formation, mais élève un peu ton esprit, et tu seras toi-même capable de voir que la plupart des gens qui vendent du développement personnel, ou financier sur internet, sont de bonne foi, sincère, et avec l’amour de leur prochain, l’envie de les aider. Il veulent gagner leur vie en aidant, ce qui est louable. Tu as un grand cheminement faire. Remets-toi en question parfois, ne généralise pas tes croyances. Bon courage dans ta quête du bonheur…

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vartan

Bonjour,
Très intéressant ton article. Un autre point de vue que habituellement.
Je suis plutôt d’accords avec toi sur le titre de titre de ton article sur un point : le fait que ceux qui ont un métier qui est le fruit de leurs passion, cela leurs prendrait beaucoup plus du temps qu’autre chose dans leurs vie. De mon point de vue, il est très probable qu’on oublie de vivre sa vie, sa famille, ses amis, et on passe tout notre temps à immerger dans notre passion. Cela pour une simple raison, parce qu’on perd la notion du temps dans de tels métiers; et les heures ne comptent plus, c’est quelque chose de naturelle.
C’est pourquoi, je pense aussi qu’il ne faut pas FORCEMENT vivre pour travailler (que cela soit un travail passionné ou pas). Une modération et une équilibre est très important pour s’épanouir dans différents aspects de la vie. Pour moi, un travail est notre « SOI », ça reflète nous-même; c’est vrai, autant de refléter le « MUST » comme dans l’un des commentaires et non pas le « SHOULD ». Mais il faudrait trouver le juste milieu.
Il faut prendre en compte aussi de l’évolution de notre réflexion au cours de notre vie. Je suis sûr quand on a 20ans, on n’a pas les mêmes projets, idées, passions, réflexions, critères que quand on a 30ans, 40ans ect.
Notre cerveau évolue dans le temps. Donc pour avoir un travail qui ne nous ennuiera pas : je pense que le critère de « SENS » aidera beaucoup. Car si on trouve un sens dans quelques chose, cela ne bougera pas sitôt.
C’est vraiment mon propre point de vue que et mon propre expérience.

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Karen

Bonjour,

J’avoue que je suis dirigée vers votre article parce que le titre allait complètement à contre courant de ce que je pense et vie actuellement… En le lisant, j’ai commencé à avoir la boule au ventre. Pris au premier degrés, ce que j’ai fais initialement, cet article m’a bouleversé. Comment peut-il jugé, de quel droit se permet-il de briser l’envie, voir l’engouement de milliers de personnes et j’en passe…
A la fin de l’article, j’ai fermé l’ordinateur. Je voulais répondre pour la toute première fois à un blogueur mais pas à chaud.

Étrangement (ou plutôt naturellement), après une deuxième lecture de l’article et des commentaires de tous points de vue, j’ai modifié mon avis de briseur de rêves à volontairement cynique (provocateur pour reprendre vos termes) pour obtenir nos réactions.

Néanmoins, j’aimerai revenir sur certaines raisons énoncées.
Je suis plutôt d’accord avec le fait que nous ne savons pas nécessairement ce que fait notre bonheur. D’où surement la montée du développement personnel…
Mais le point me gênant est la vision de la passion. Je ne pense pas qu’une passion soit dans 80% des cas: dévorante. Peut-on comparer des personnages ayant des qualités innées pour éviter de dire des dons (pour les plus érudit, un développement de leur cortex différentiable ^^) dans un domaine à une passion?
Je ne dis pas qu’une passion ne peut pas débuter de cette manière. Simplement qu’une passion est plus une aspiration à… qu’une bactérie qui vous ronge de l’intérieur voulant dire »allez bouge pour ta passion maintenant ».
Oui, je sais en y regardant de plus prêt, je suis même en désaccord avec la définition même de PASSION.
Sommes-nous obligé de nous déchirer pour notre passion? J’aime le massage depuis toute petite, pendant 5 ans je n’y est absolument pas penser. Pourtant après une remise en question ça été une révélation et j’en ai fait mon métier. Est ce que je peux dire que c’est une passion? Oui, c’est bien plus qu’un passe temps mais je ne peux pas dire que cela me dévore TOUS les jours. Alors comment appel-t-on cela?
Pour moi, chaque personne est différente, alors ne vivons pas chacun notre (nos) passion(s) de multiples manières?
Sur cette même partie, j’ai du mal à m’enlever de la tête l’argument « on ne vous a pas mis un couteau sous la gorge… ». Vu sous cet angle c’est sûr que littéralement je suis d’accord avec vous. Seulement, allez demander aux jeunes diplômés du bac, où ils vont et dans quel but. Je dirai qu’au minimum 2 sur 5 vont dans une université ou fac parce qu’ils ont quelques affinités avec les sujets mais on choisit sans grandes convictions. Il Faut entreprendre quelque chose après le lycée, sinon que devenons-nous? Des repus ne marchant pas dans l’image sociétale attendue?
Donc non je ne dirai pas que c’est plus compliqué que ça. Mais est ce que le système actuel nous permet de nous poser les bonnes questions au bon moment?
(J’en profite pour parler des écoles nouvelles générations fleurissant dites « démocratiques » proposant une vision alternative que la manière d’ingérer le programme scolaire actuel – développement de l’autonomie, apprentissage par le jeu, projet demandant des connaissances intrinsèques, etc )

La seconde partie est le fait de perdre sa passion.
Pourquoi partir du postulat que son changement de positionnement l’a fait « très très souvent » évoluer du côté obscure de la force ^^ (désolé il est tard ou très tôt lorsque j’écris ces lignes..)?
Effectivement nous l’a faisons interagir avec la société ceci demandant des compétences intrinsèques. La confrontation de notre passion à l’appréciation d’autrui peut-être désagréable (au début -_-) mais c’est grâce à cette étape que la passion s’embellie.
De plus, comment savoir si nous n’allons pas apprécier le changement de positionnement de la passion en question si aucun test n’est effectué?
Cette mise en garde fait abstraction de la peur de l’échec, la volonté, la curiosité, l’envie et j’en passe. Je sais bien que le message dégagé par cet article est tout à fait dans les clous mais je souhaitai faire ce rappel pour ouvrir encore plus largement le débat autour de l’article!!!

Merci pour votre plume,
pour les émotions qui en sont dégagés
pour la réflexion qui en découle

Chaleureusement

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julie

Enfin quelqu’un qui a les pieds sur terre. Je commençais à me dire que tous ces crédules étaient cinglés. J’ai bien pensé à vivre de ma passion mais dès que les mots rentabilité et productions rentrent en jeu ce n’est plus vivable. J’ai donc laissé tomber cette idée et comme vous j’ me suis fais prendre à partie par les indécrottables rêveurs qui n’hésitent pas à vous critiquer alors qu’eux n’ont pas une once de courage pour se lancer et constater par eux même les dégâts de ce nouveau concept.
Merci pour cet article, en espérant que ça ouvre les yeux de certains.

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Sylvain

Cet article aurait du s’appeler : « Rester dans votre zone de confort et marcher droit, vouloir y sortir est trop difficile et c’est pas pour vous » mais il n’aurai pas ranké sur Google. J’ai lu cette article en m’arrêtant à chaque phrase et en me disant qu’il n’était pas possible d’écrire avec plus de frustration et de défaitisme. Et pourtant la ligne suivante il s’avère que c’est effectivement le cas et que vous la faites même avec brilo.

Pour parler un peu plus du fond, vous oubliez grossièrement qu’il existe des formateurs ayant une morale et qui enseignent correctement le savoir de leur passion. Et non une passion n’est pas forcément innée. On peut apprécier un domaine et de développer une passion petit à petit. C’est même la forme de passion la plus courante.
Donc oui il y a des arnaques dans la vente de formation en ligne, comme dans toutes ventes de produit (physique ou pas) mais de la généraliser et dire autant d’énormités dans le but de prendre le contre pied d’une évidence, c’est limite de la malhonnêteté.
Le début de l’article est si caricaturale et arrogant qu’on se demande presque si vous ne vous moquez pas du lecteur. D’après votre raisonnement une personne qui propose d’aider une autre à transformer sa vie avec une de ses passions dit forcément que c’est quelque chose de facile et se nourrit de naïveté ? C’est à se demander si vous maîtrisez votre sujet pour résumer les entrepreneurs formateurs à des escrocs.

Niveau énormité on a : « Vous n’aimez pas votre métier ? Est-ce que quelqu’un vous a mis un pistolet sur la tempe pour que vous choisissiez ce métier ? » car c’est bien connu, on a tous le choix de faire le métier que l’on souhaite.

Bref si on te vendais une formation qui t’apprendrai ou tu donnerai le mindset pour :
– Être un meilleur écrivain
– Savoir écrire du contenu de qualité et très rapidement
– Savoir gérer un blog mieux que simplement installer un thème gratuit WordPress
– Avoir de bonnes connaissances en SEO
– Avoir un sens du business aiguisé pour vous faire de l’argent
– Être très endurant
– Et surtout, adorer bloguer !

Tu aurai certainement une autre image de l’apprentissage en ligne. Or ces formateurs existe et en nombre pour les avoirs côtoyés.
Donc un peu de nuance et de retenue seraient je pense plus honnête.

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Sylvain

Oh tient on retire mon commentaire qui apportait pourtant des arguments pertinents.
Il faut croire que c’est plus facile d’écrire des articles défaitistes sur la passion des gens plutôt que d’assumer les avis contradictoires dans des commentaires. Ce blog donc censure donc si on ne va pas dans son sens. Belle ouverture d’esprit !

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    Christopher Lieberherr

    Bonjour Sylvain,

    Je ne censure rien, il y a juste un système d’approbation des commentaires pour éviter tout spams, contenu incorrect ou publicité.

    Je lis et valide les commentaires une fois par mois.

    Reply
Culot

Bonjour,

Il n’y a pas longtemps que je lis vos articles. J’adore le style, c’est très drôle et bien écrit. En plus, vous veillez à documenter vos sources et on sent que vous maîtrisez votre sujet.
Je crois que vous passez à côté de votre objectif sur ce sujet. En effet, je ressens une certaine bienveillance dans ce que vous écrivez, mais le côté provocateur n’aide pas les personnes qui devraient se secouer et faire évoluer leur situation.

Vous connaissez probablement Léo Babauta, il a un blog en anglais. Il a proposé (parmi de très nombreux articles) une méthode pour gagner sa vie avec sa passion et une méthode pour trouver sa passion. Le tout est gratuit, il ne gagne rien dessus. Si vous parcourez son site, vous constaterez qu’il n’a pas fait les HEC et que le développement des autres est son ambition première.

Je me dis que ses textes sur le sujet pourraient influencer votre article et donc être plus utile au plus grand nombre.

Alexis Culot

PS: Je vis de ma passion, depuis plusieurs années, je ne me suis pas focalisé sur l’argent, donc je travaille très peu pour gagner très correctement ma vie. Quand des amis viennent me trouver pour des conseils, je relève toujours le défi de définir avec eux leur passion et de trouver le moyen de la monétiser. J’ai toujours réussi et je ne leur ai jamais fait créer un blog 😉

Reply
    Christopher Lieberherr

    Bonjour,

    En effet, merci pour votre message. En effet, cet article pourrait facilement être réécrit. Je pense que l’idée derrière cet article est bien mieux exposer dans le livre suivant : 80’000 hours (que je n’avais pas lu avant d’écrire cet article).

    Merci pour votre message 🙂

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